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Lundi 1 janvier 2007

Saddam, déchu, a été exécuté à l’aube après avoir été hâtivement condamné. Ce n’est que justice, bien qu’une peine d’emprisonnement à vie eût été plus appropriée du point de vue de ceux qui, comme moi, sont opposés à la peine de mort.

En voilà un de pendu. Il a été condamné pour avoir fait exécuter près de 150 Chiites à Doudjaïl au temps de sa splendeur. La pseudo coalition américaine, menée par George W. Bush, est directement responsable de plus de 650.000 morts en Irak, Chiites et Sunnites, hommes, femmes, et enfants. Et il n’est pas inquiété, par aucune juridiction du monde. Alors, à l’aune de quoi décrète-t-on que quelqu’un mérite la condamnation suprême ? Sûrement pas au nombre des gens qu’il a fait mourir, sinon Bush aurait été pendu avant Saddam.

Blair, à lui tout seul, en a aussi fait tuer des milliers. Ça ne l’empêche pas de rentrer tous les soirs voir Chérie, et de n’avoir aucun remords. Lui, comme Bush, ont pour eux la conviction que les crimes qu’ils commettent n’en sont pas. Et Olmert, avec ses crimes envers les Palestiniens et les Libanais ?

Le monde accepte tout cela comme si c’était donné à certains de pouvoir impunément tuer au nom de la morale en vigueur, et en plus d’être loué par une partie de leur opinion. C’est aussi donné à certains pays d’avoir la bombe atomique, mais gare à ceux qui veulent l’acquérir. Au nom de quoi auraient-il ce droit ?

Deux poids, deux mesures. On pend Saddam, mais d’autres grands criminels en col blanc ne sont pas inquiétés, bien au contraire. Si tous les hommes étaient égaux, si tous les chefs politiques étaient égaux, si tous les pays étaient égaux, et bien Saddam se balancerait au bout d’une corde en bonne compagnie, avec des Présidents aujourd’hui au-dessus de tout soupçon, drapés dans leur honorabilité qui abuse de moins en moins de gens.

Ne rêvons pas, il y a peu de chances que les chefs politiques « honorables » des pays « honorables » finissent un jour au bout d’une corde. Saddam a payé pour ses crimes, et aussi pour son statut peu honorable. Mis au ban du club des Présidents honorables, victime de la machination du 11 Septembre, des vraies fausses armes de destruction massive, de la collusion avec Al-Qaéda, Saddam est mort. Il n’y a pas d’égalité dans ce monde, et encore moins de justice, car il n’est pas le seul à mériter l’enfer. Maintenant qu’il y est, il n’a plus qu’à attendre la ribambelle de pourris qui iront un jour le rejoindre.


par Ashoka publié dans : Spécial Iraq
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Lundi 20 mars 2006

Incapable de comprendre la genèse du 11 septembre, l’Amérique s’illusionna sur ses conséquences. Aveuglement pour aveuglement, elle se trompa sur le remède comme elle s’était trompée sur le diagnostic. Au lieu de procéder à une autocritique salutaire, elle se livra à une spectaculaire fuite en avant qui, après Kaboul, la conduisit à Bagdad. Après la destruction du régime des talibans, elle s’en prit à l’un de ses vieux complices : Saddam Hussein. Croyant avoir trouvé la potion miraculeuse qui le guérirait de sa maladie, elle rêva des noces du monde arabe et de la démocratie à l’occidentale. Mais comble de l’absurde, elle compta surtout sur la force des armes pour précipiter cette mirifique lune de miel.

Lors de l’avancée fulgurante des blindés américains, au printemps 2003, les médias dominants accomplirent des efforts méritoires pour montrer les débordements de joie de la population irakienne. Mais ils évitèrent soigneusement de montrer le vrai visage de la première guerre néo-coloniale du nouveau siècle : les morgues remplies de cadavres, les enfants brûlés vifs, les civils froidement abattus. Jouant leur rôle à la perfection, ces médias stipendiés s’empressaient de relayer une propagande ahurissante où la réalité et la fiction sont interchangeables : dans la novlangue totalitaire des vainqueurs, l’occupation devint libération, les résistants des terroristes, les collaborateurs des démocrates.

Aucun des scénarios sur lesquels reposait la perspective d’une victoire rapide, pourtant, ne se réalisa. Les soldats de l’armée américano-britannique croyaient qu’ils seraient accueillis en libérateurs, mais il n’y avait ni foule en liesse ni flonflons pour fêter leur arrivée. Les stratèges du Pentagone misaient sur le succès d’une offensive terrestre en plein désert, une sorte de Blitzkrieg moyen-oriental assisté par satellite et ordinateur. Au bout de quelques jours, les forces occidentales durent contourner les villes et laisser à l’aviation le soin de les pilonner, quitte à provoquer ce que l’hypocrisie ambiante nomme par euphémisme des dégâts collatéraux, c’est-à-dire des massacres de civils.

Mais surtout, les faucons américains commirent une erreur fondamentale : ils confondirent la réalité de la guerre et leur propre perception. Pire encore, ils n’eurent aucune idée de la charge émotionnelle que cette agression contre l’Irak accumulait dans le monde. A les entendre, on eut l’impression que le seul intérêt du conflit était de faire la démonstration que l’on pouvait détruire le régime irakien en un minimum de temps en subissant le minimum de pertes. La guerre contre l’Irak était devenue un laboratoire en grandeur réelle destiné à l’éblouissement de la planète, littéralement ébahie devant les prouesses de la technologie militaire occidentale.

Cette confusion entre les moyens et les fins était ahurissante, mais elle s’imposait dès lors que les raisons avouées de la guerre ne dupaient plus personne. Qui a jamais cru que cette invasion avait pour seul objectif l’instauration de la démocratie sur les bords du Tigre et de l’Euphrate ? Ce n’est pas un hasard si les experts militaires supplantèrent aussitôt les avocats des droits de l’Homme sur la scène médiatique. Plus personne ne faisait désormais semblant de croire à de telles billevesées, et seule comptait l’expression du rapport de forces. Exit le discours moral, place à la technique, celle des frappes chirurgicales.

Mais pour la coalition, la guerre devait être irréprochable dans ses objectifs comme dans ses modalités. Ayant médité les leçons du Vietnam, les dirigeants américains savent désormais qu’une propagande doit être hégémonique pour être efficace. L’exclusivité du commentaire doit conforter le monopole du commandement. Dans la lutte contre le Mal, il faut garantir la pureté du message rédempteur en s’attribuant l’exclusivité de sa diffusion. Et grâce à des médias aux ordres, l’image de la guerre sera ainsi lavée de l’opprobre qui entache toute agression militaire.

Ce que l’opinion a vu du conflit, c’est d’abord ce que le Pentagone crut bon de lui montrer : peu de chose en définitive, noyé sous le flot continu d’un discours uniforme accréditant le mensonge d’une guerre morale. La réalité visible de la guerre s’ajustait comme par enchantement aux impératifs de la bonne conscience occidentale. Déguisée en lutte pour la civilisation, l’entreprise militaire était ramenée dans l’horizon de la loi : il suffisait de purger sa représentation de tout ce qui pouvait en démentir la légitimité. Ne voyant de la guerre que sa surface politiquement correcte, nous fûmes d’abord les réceptacles d’un déluge verbal formaté par l’envahisseur.

Et pourtant, on sut rapidement ce qu’il en était de cette intervention militaire dont la propagande occidentale vantait les mérites. Il a suffi que le monopole des médias américains fût mis à mal par Al-Jazira pour que ce mythe de la « guerre propre » vole en éclats : les massacres de civils, les bombardements à l’aveuglette, puis les prisonniers suppliciés dans cette geôle d’Abou Ghraib dont la chronique emplit bientôt les colonnes de la presse mondiale. La principale erreur des faucons de Washington fut, à coup sûr, de s’imaginer que la perception du conflit est univoque et qu’elle coïncide naturellement avec la leur.

La suite ici: http://www.oumma.com/article.php3?id_article=1973

par bruno guigues publié dans : Spécial Iraq
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Lundi 18 juillet 2005

15 JUILLET 2005 | Un haut responsable de la défense irakienne a révélé qu’Israël a organisé plusieurs attentats en Irak, sous le couvert de plusieurs groupes islamistes wahhabites et salafistes.

 Plusieurs agents du Mossad infiltrés auraient ainsi orchestré des attentats à la bombe contre des cibles civils et des ambassades, dont l’assassinat récent de l’ambassadeur égyptien. « Des agents du Mossad se sont infiltrés durant le gouvernement de Iyad Allawi, en utilisant l’ancien ministre de la défense Hazem Shaalan et l’ancien ministre de l’intérieur Fallah Nagib », a-t-il indiqué. « Ils ont aussi placé des Baathistes dans les services de renseignements irakiens, de sécurité et à des postes financiers ».

 Après l’assassinat d’un demi millier de scientifiques et universitaires irakiens depuis le début de la guerre, Israël entend ainsi affaiblir l’Irak et élever le mécontentement populaire à la fois contre la Résistance et contre l’actuel gouvernement chiite, en vu des prochaines élections.

Dans le plus grand silence de la communauté internationale...

http://www.reseauvoltaire.net/flagrant-delit.html

par reseauvoltaire publié dans : Spécial Iraq
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Lundi 7 mars 2005
 
« Tout le monde sait que les Américains ne veulent pas de négociations pour la libération des otages: alors je ne vois pas pourquoi je devrais exclure d'avoir été personnellement la cible de leurs tirs » .
Ce sont là les termes, bien crus cher lecteur, de Giuliana Sgrena enlevée en Irak.
En effet, après un mois de captivité la journaliste italienne a été libérée… certainement pour son opposition avérée à la colonisation de l’Irak.
Mal lui en prit !

Sur le chemin du retour un char américain a fait feu sur son véhicule tuant un agent des services spéciaux italiens qui serait mort, selon les rapports, en protégeant la journaliste.
Bien évidemment, nos « amis » Ricains, j’entends la soldatesque et la gouvernance et certainement pas le peuple car celui-ci n’est jamais inclus dans mes propos, se torturent l’esprit à vouloir donner une explication plausible là où il n’y en a pas.

Ceci afin de faire passer l’acte éminemment terroriste comme une « bavure »… mais la bavure, euphémisme alors qu’il y a «vomissure», n’en est pas une car qui, plus que les Américains, aurait intérêt à pérenniser la captivité des otages, à savoir s’ils ne sont pas eux-mêmes les ravisseurs, afin de justifier l’invasion et l’ «apport de la démocratie» à un peuple «barbare»? Qui aurait intérêt à créer le chaos en Irak afin de piller à l’aise ses matières premières en détournant le « regard » de l’opinion publique sinon les Yankees ?

Ce ne peut être une bavure et nous ne pouvons admettre cette excuse !
Giuliana Sgrena a bien été la cible des colonisateurs et les tirs contre elle ne peuvent être que volontaires et prémédités puisque Nicola Calipari, l’agent des services spéciaux qui accompagnait la journaliste, a été tué d’une balle dans la tête !

Il me parait difficile de croire que la victime mortellement blessée n’aurait pas été atteinte par un fusil à lunette dont le tir est éminemment précis ! Le fusil d’un terroriste américain embusqué et attendant froidement la proie toute désignée ! Faire alors un carton pour un tireur d’élite est chose facile.

Deux questions, les vraies et les seules, que l’on doit se poser aujourd’hui est de savoir pourquoi devait-on « liquider » la journaliste italienne et pourquoi l’a-t-on ratée ?
Tuer Giuliana Sgrena parce qu’elle est le témoin gênant des exactions américaines et qu’elle pourrait en dire long sur ce sujet en tant que journaliste est la première réponse qui me parait plausible, possible et constitue le motif le plus évident.
Reste à savoir ensuite… pourquoi les Américains l’ont ratée !
Sur ce sujet, il n’est pas difficile de croire à une erreur de cible.

Le tireur, ayant eu ordre d’abattre Sgrena, aurait pris dans son collimateur l’agent des services spéciaux le prenant pour la journaliste.
Le tir sur les journalistes qui ne sont pas de leur goût est une habitude chez les Américains. Rappelons-nous celui de Bagdad contre un hôtel paisible dans lequel la presse avait élu domicile !
C’est peut être cela la liberté de la presse comme entendue aux Etats-Unis !

Quoi de plus libre qu’un journaliste à jamais muet !
Ne sont-ce pas les Américains qui disaient : « un bon Indien est un Indien mort ! » ?
Espérons que ne sera pas réservé le même sort à Florence Aubenas !

Si les Américains tirent sur des « amis » …que feraient-ils alors à leurs « ennemis » ?
 

http://islamiya.info/modules.php?name=News&file=article&sid=5166

par Makhlouq publié dans : Spécial Iraq
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Samedi 15 janvier 2005

 Un soldat face au mur de Babylone

LONDRES (AP) -- Les forces de la coalition militaire conduite par les Etats-Unis en Irak ont infligé de graves dommages au site de l'ancienne Babylone, à 80km au sud de Bagdad, notamment en faisant circuler des chars dans les rues pavées et en creusant des sols d'une grande richesse historique pour remplir des sacs de sable, a dénoncé samedi le British Museum.

Le musée londonien dit craindre que les troupes coalisées, notamment les Marines américains et les hommes de la force multinationale placée sous commandement polonais, qui ont occupé l'ancienne capitale de la Mésopotamie, aient détruit des trésors archéologiques inestimables.

«Cela revient à établir un camp militaire autour de la Grande Pyramide, en Egypte, ou sur le site de Stonhenge, en Grande-Bretagne», écrit dans son rapport John Curtis, conservateur du département Proche-Orient du musée.

Le rapport fait état de failles sur des images de dragons découvertes dans les fondations de la célèbre porte d'Ichtar. Certaines traces indiquent qu'on a tenté de les arracher, est-il précisé.

Il est également question de tranchées creusées dans d'anciens sites de fouilles archéologiques, où sont disséminés des fragments de très grande valeur, comme des morceaux de briques portant le sceau du roi Nabuchodonosor.

John Curtis, qui avait été invité à inspecter le site par les autorités irakiennes, précise que les grandes quantités de sable utilisées par ces forces étrangères contenaient des fragments archéologiques.

Le lieutenant-colonel Artur Domanski, porte-parole du contingent polonais en Irak, a assuré que les troupes de la force multinationale coopéraient avec les autorités irakiennes pour protéger le site.

«Nous souhaitons toujours aider et soutenir les services archéologiques irakiens», a-t-il déclaré à l'Associated Press. «J'ai demandé à nos archéologues de préparer une réponse précise à ces accusations, mais je dois pour cela leur laisser du temps.» AP

http://actualite.free.fr/actu.pl?doc=monde/3_2005-01-15T1758_FAP7538.xml

 

par Khalid bougayou publié dans : Spécial Iraq
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Jeudi 16 décembre 2004
 
 
Islamiya/Agences) - Les Marines, qui tentent d'éliminer l'héroïque résistance à Falloujah, font face à des combattants déterminés à mourir pour leur cause, et qui s'infiltrent dans la ville à la nuit tombée, selon un officier de l’occupation américaine.

"Nous combattons des fanatiques se battant pour leur foi", et "ils sont là pour mourir", explique le capitaine Paul Batty, du 3/5 Marines, déployé dans la moitié nord de la ville.

Il réfute les allégations selon lesquelles ces hommes seraient des mercenaires motivés par l'appât du gain. "Cela n'a rien à voir avec une question d'argent, car il faudrait des millions de dollars pour convaincre des gens normaux de mener une telle existence. Eux, se battent par conviction", dit-il. Leur credo, d'après lui, est la libération des terres saintes d'Arabie saoudite des "infidèles" américains qui y sont installés.

http://www.islamiya.info//modules.php?name=News&file=article&sid=5100

par Khalid bougayou publié dans : Spécial Iraq
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