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Vendredi 18 août 2006

Une femme marocaine de 27 ans a été refoulée avec sa famille d'un gîte dans les Vosges (nord-est de la France) pour le seul fait que sa mère et elle portaient le voile, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie.
""Quand la famille s'est présentée au gîte vendredi 11 août, la propriétaire lui a refusé l'accès. S'ils voulaient y accéder, il fallait que les femmes se dévoilent"", a expliqué la gendarmerie, ajoutant que la jeune femme a déposé une plainte pour discrimination contre la propriétaire du gîte qu'elle avait loué sur Internet.

Les sept membres de la famille marocaine, dont un nourrisson de six mois, ont dû se replier vers un hôtel à pour y passer leurs vacances, a indiqué à la presse la présidente du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) dans les Vosges, Claude Gavoille.

La propriétaire du gîte qui a reconnu ses actes, a affirmé avoir agi ""dans le respect de la laïcité"", précise-t-on de même source.

Le MRAP, qui s'est constitué partie civile dans cette affaire, a jugé que cet incident relève d'un ""acte de discrimination grave"".

""Si des propriétaires estiment que des personnes voilées n'ont pas à entrer dans leur logement, on se demande pourquoi ils louent"", s'est indignée la présidente du MRAP-Vosges.

Selon la loi du 25 février 2003, le refus de fournir un bien ou un service à une personne ""sans justification objective et raisonnable"" mais en raison du ""sexe, d'une prétendue race, de l'origine ethnique (...), de la conviction religieuse ou philosophique"", est ""assimilé à un acte de discrimination directe"".

La propriétaire encourt une peine pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende, au cas où l'affaire serait renvoyée devant un tribunal correctionnel, explique-t-on de source judiciaire.
Vendredi 18 Août 2006

Mimoun Ennebati
source:: http://saphirnews.com/Islamophobie-Une-famille-marocaine-refoulee-d-un-gite-pour-port-de-voile_a4285.html?PHPSESSID=7d50c6bb10caef52d01f1bafd14572bc
par saphirnews publié dans : Discriminations et racisme
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Lundi 3 juillet 2006
Des croix gammées, des cibles, ainsi que des inscriptions proclamant "Heil Hitler" ou "l'Islam à mort" ont été peintes dans la nuit de samedi à dimanche sur le mur de la mosquée de Courcouronnes (Essonne), a-t-on appris dimanche de source policière.

La plupart de ces tags ont été nettoyés dans les heures qui ont suivi, notamment sur le mur extérieur de la mosquée. Mais certains comme "Islam, à mort", "Islam dehors", "Les skinheads vous combattront toujours" ou "White Power", dessinés à la peinture noire, étaient encore visibles dimanche en fin de matinée sur un mur, dans le prolongement de celui de la mosquée.

Restaient également plusieurs croix gammées, des cibles, ainsi que des inscriptions comme "Waffen SS" ou "France blanche".

Le responsable de la mosquée, Ammari Abderrahmane, qui a ouvert le bâtiment à 03H30, a raconté avoir "vu une personne en train de taguer la porte d'entrée". Mais "le temps de comprendre ce qu'il se passait, l'homme était parti", a-t-il expliqué, se disant "indigné".

"Ce sont des minables, ils ne méritent pas d'être dans un pays comme la France", a-t-il ajouté, à propos des auteurs de ces inscriptions.

La police, aussitôt prévenue, s'est rendue immédiatement sur les lieux, a-t-il encore précisé.

"C'est un acte choquant en soi", a déclaré de son côté Stéphane Beaudet, le maire UMP de Courcouronnes, pour qui cela semble être un "acte isolé".

L'enquête a été confiée à la sûreté urbaine d'Evry (Essonne).
par Saphirnews publié dans : Discriminations et racisme
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Mercredi 28 juin 2006
Une nouvelle affaire d'islamophobie entache la mairie d'Argenteuil. Une femme s'est vue refusée la remise de son décret de naturalisation au prétexte qu'elle portait un foulard.

Les faits remontent à l'année dernière. En avril 2005, Mme O obtient sa naturalisation française. Convoquée pour la fête de remise de son décret, le 12 janvier 2006, elle oublie, ce jour-là sa pièce d'identité.

Ne pouvant obtenir son livret, elle décide néanmoins de se rendre à la mairie d'Argenteuil, accompagné de son époux et de ses enfants. L'accès lui est refusé par la conseillère municipale au motif du port de son foulard. Après négociations, elle parvient à assister aux célébrations.

De nouveau convoquée les 9 mars et 24 mai, elle se verra refouler à deux reprises pour les mêmes raisons.

D'après le Collectif contre l'islamophobie en France qui relate l'affaire, le maire d'Argenteil aurait justifié sa position par le « principe de laïcité, de la nécessité de s'européaniser et du devoir d'"être comme tout le monde".

Inflexible, en dépit d'une médiation du CCIF, le maire a choisi de transférer le livret de nationalité à la préfecture.

Jusqu'à présent, Mme O n'a toujours pas reçu ce document. Un recours judiciaire contre le maire est envisagé.

Source: http://www.saphirnews.com/A-Argenteuil,-pas-de-nationalite-aux-femmes-voilees_a3782.html?PHPSESSID=a4f00866610155eea9ffd621d8d581f0
Mercredi 28 Juin 2006
par Saphirnews publié dans : Discriminations et racisme
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Mardi 20 juin 2006
Le meurtrier présumé d'un homme de 27 ans, "de type maghrébin", est un ancien responsable du mouvement d'extrême droite Unité radicale. L 'enquête sur la mort d'un homme de 27 ans "de type maghrébin", lors d'une altercation dans la nuit de dimanche à lundi, à Paris (Ier), avance. Une source policière a indiqué mardi 20 juin que l'auteur présumé d'un coup de couteau mortel est un ancien responsable du mouvement d'extrême droite Unité radicale (UR), dissous puis reconstitué en "Bloc identitaire".
L'auteur présumé, toujours en garde à vue, a rejoint depuis les Jeunesses identitaires, - le groupe jeunes du "Bloc identitaire" -, selon la source qui a précisé qu'une perquisition était en cours mardi matin à son domicile.
Il y a quelques années, il était l'un des responsables d'UR en province.

De chaque côté de la Seine

La victime est décédée dans la nuit de dimanche à lundi deux heures après avoir reçu un coup de couteau au cours d'une altercation, selon la police. L'auteur présumé a été interpellé sur place et mis en garde à vue à la 1ère division de police judiciaire (DPJ).
La rixe avait débuté entre deux groupes de personnes se promenant de chaque côté de la Seine, sur les quais, en contrebas du siège de la police judiciaire parisienne situé quai des Orfèvres.
l y a eu ensuite une bagarre quand les deux groupes se sont rejoints sur le même quai, selon la source policière.
Le mouvement Unité radicale a été connu du public après l'attentat manqué de l'un de ses sympathisants, Maxime Brunerie, contre le président Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Le mouvement avait ensuite été dissous.
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060620.OBS2464.html
par L observateur publié dans : Discriminations et racisme
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Mercredi 14 juin 2006

Nous publions ci-dessous les extraits d’un article paru sur le site d’europalestine qui évoque un entretien hallucinant du maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) Xavier Lemoine accordé au journaliste d’ Haaretz, Daniel Ben Simon.

http://www.haaretz.com/hasen/spages/725064.html

Mais lisons maintenant les propos de Lemoine, rassemblés sous le titre évocateur « C’est eux ou nous ! », par le complaisant Daniel Ben Simon.

« Ecoutez », déclare Lemoine en montrant, de la fenêtre de son bureau, le quartier des immigrés, « ce sera eux ou nous. S’ils gagnent, on est morts. Moi je suis catholique, français et fier de l’être, et je n’ai pas l’intention de vivre comme un dhimmi (un non-musulman bénéficiant d’un statut protecteur dans les pays musulmans, note de Daniel Ben Simon) dans mon propre pays ».

« On n’est pas comme eux, et ces gens ne représentent pas la France. On est plongé dans une guerre islamique qui se déroule dans le monde entier, en Iran, en Irak, au Pakistan et en Afghanistan. Tout ce qui se passe là-bas a des répercussions ici en France, et cela influence les immigrés ».

« Cela se passait deux mois après le 11 septembre. Il y avait eu un concours de dessins dans les maternelles et les écoles primaires. J’ai été sidéré de voir que 20% des enfants, tous musulmans, avaient peint Oussama Ben Laden en héros. Cette découverte me donne encore la chair de poule ».

Selon Daniel Ben Simon, Xavier Lemoine fait un cauchemar récurrent, dans lequel les immigrés s’échappent de leurs habitations, et viennent mettre le feu à la ville !

Xavier Lemoine considère aussi que «  les Juifs sont nos alliés dans cette lutte », écrit encore Daniel Ben Simon (...)

« Cela me fait mal de penser que mon pays a honte de sa culture et de ses valeurs. Quand la France renie sa propre histoire et passe son temps à s’excuser de l’esclavage, de ses conquêtes et du colonialisme, faut-il s’étonner que les immigrés relèvent la tête, qu’ils s’en prennent à la France, et qu’ils ne la respectent pas ? Malheureusement, la France ne leur a pas demandé de changer. Elle les autorise à parler arabe, et à cultiver leur héritage, aux dépens de la culture française »

La construction d’une mosquée devrait bientôt commencer à Montfermeil, poursuit Ben Simon, qui semble s’émouvoir du fait que l’édifice religieux aura un minaret de 12 mètres, et que Lemoine a finalement renoncé à s’opposer au projet.

« Lemoine espère que les offices religieux et l’ouverture de ce lieu de culte permettant aux musulmans de se rassembler sera facteur d’apaisement des tensions. Mais il ne se fait pas d’illusions », écrit Ben Simon, avant de laisser le dernier mot au maire de Montfermeil :

« C’est un combat entre deux cultures. C’est une guerre entre l’Islam et la culture occidentale. La France et l’Europe sont en danger. Si nous ne sommes pas capables de prendre la mesure de la menace musulmane, alors nous sommes en grand péril ».

http://www.oumma.com/article.php3?id_article=2077

par Oumma publié dans : Discriminations et racisme
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Vendredi 2 juin 2006

Garnier, fabricant de produits de beauté du groupe L'Oréal et la société de travail temporaire Adecco ont été relaxés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris. Poursuivis par SOS-racisme pour discrimination à l'embauche lors du recrutement, en l'an 2000, d'hôtesses de démonstration qualifiées BBR « Bleu Blanc Rouge », un code souvent usité selon un rapport de Roger Fauroux, ex ministre de l'industrie.

La 31è chambre du tribunal correctionnel de Paris a donc relaxé jeudi les Laboratoires Garnier du Groupe L’Oréal, ainsi que Districom, filiale de l’entreprise de travail temporaire Adecco et trois de leurs cadres. Les peines encourues par les personnes pouvaient aller de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende et leurs sociétés jusqu’à 220.000 euros d'amende. SOS-Racisme poursuit ces entreprises et trois de leurs cadres, pour «discrimination en raison de l'origine, de la nationalité ou de l'ethnie», lors du recrutement d’hôtesses de démonstrations. C’est à l’occasion d’opérations promotionnelles de produits capillaires du groupe Garnier, en l’an 2000, qu’un critère de sélection raciale aurait été diffusé sous le terme de « BBR », signifiant Bleu Blanc Rouge. Apposé à un document interne envoyé par Districom à sa maison mère Adecco par fax, les témoignages de nombreux employés viennent étayer la thèse que « la consigne "BBR"signifiait "pas d'étranger" ».

Appel

Suite à cette décision, Me Dominique Tricaud , avocat de SOS Racisme, partie civile dans le dossier, déplorant « un double discours de plus en plus lourd, celui du président de la République qui fait de la lutte contre les discriminations une priorité et celui du parquet qui soutient l'accusation comme la corde soutient le pendu », a annoncé qu'il allé faire « immédiatement appel » de la décision qualifiée d' « inique » et d' « extrêmement inquiétante » par Samuel Thomas, vice-président de l'association.

De son côté, l'avocat de Garnier, Me Jean Veil, s'est réjoui de la décision du tribunal démontrant qu'« aucun élément de fait, aucune preuve n'étaient rapportés » sur la culpabilité des prévenus. L'Oréal, dans un communiqué, s'est « trouvé injustement impliqué dans ce procès» et rappelé avoir « la conviction que la différence et la diversité sont une source de richesses » et qu'ainsi ils ne tolèreraient « aucune forme de racisme ou de discrimination. »

Que veut dire « BBR » ?

L'association SOS-Racisme a porté au dossier un fax daté du 12 juillet 2000 envoyé par Districom. Dans le corps de ce fax, est détaillé le profil des hôtesses recherchées par Garnier pour l'action promotionnelle de ses produits : « 18-22 ans, taille de vêtement 38 à 42, BBR. » Ces dernier code aurait donc pour signification Bleu BLanc Rouge et sous entendrait, selon certains employés de Districom, un critère racial éliminant d'office toute personnes dites « étrangères ». La rédactrice du fax a expliqué que ce code signifiait « s'exprimant correctement en français ». Une interprétation évidemment rejetée par SOS-Racisme et le parquet. L'inspection du travail diligenté chez L'Oréal, suite à cette plainte, a tout de même établi que peu de filles d'origines africaine, asiatique ou maghrébine apparaissaient dans les campagnes de lancement.

Roger Fauroux, ancien ministre de l'industrie, a rendu un rapport accablant sur la discrimination. Daté de juillet 2005, il fait état de l'utilisation de ce code : « Une partie des affaires de discriminations à l'embauche ayant donné lieu à contentieux est révélée par le recours mal dissimulé au code BBR (Bleu, blanc, rouge), dont l'existence même et l'utilisation partagée ne manquent pas d'interroger sur la généralisation des phénomènes de discriminations et la faible prise de conscience des interdits en la matière. » Le rapport fait état des déséquilibres catastrophiques entre personnes "issues de l'immigration" et françaises de souche. « Concrètement, ces victimes sont surtout ceux dont le faciès, le patronyme ou l'adresse laissent supposer qu'ils sont originaires du continent africain. »

De grandes entreprises devant les tribunaux

Est-ce le mur du silence qui se brise ou une réalité occultée qui semble se dévoilée, en tout état de cause, de nombreuses grandes entreprises font l'objet d'attaques pour discriminations raciales, ethniques ou religieuses sur le lieu de travail.

La suite ici :http://www.saphirnews.com/Garnier-et-Adecco-relaxe
s_a3435.html?PHPSESSID=565e33dfe2449bd70af152f417fbc088
par Saphirnews publié dans : Discriminations et racisme
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