Samedi 15 janvier 2005
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BORDEAUX (AP) -- Deux coups de feux ont été tirés contre la porte de la mosquée de Castillon-la-Bataille (Gironde) dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris auprès de l'Association musulmane de Castillon (AMC).
Les deux coups de feux ont été tirés avec des cartouches de chasse et à faible distance. Cet événement se produit exactement deux semaines après une agression semblable contre la mosquée d'Agen, dans le département limitrophe du Lot-et-Garonne. Environ un millier de personnes, de toutes confessions et de tous mouvements laïcs, avaient manifesté à Agen pour dénoncer cet acte.
«Nous n'avions jamais eu de menaces, il n'y a pas eu de revendications et pas d'inscriptions», a expliqué le secrétaire de l'AMC, Jean-Paul Danlos. «Nous sommes une petite communauté musulmane intégrée dans une commune rurale de 3.000 habitants. Cette multiplication, après Sartène (Corse-du-Sud) et Agen, est inquiétante», a-t-il ajouté. L'association a l'intention de porter plainte.
De son côté, le président du Conseil régional du culte musulman, Chareffedine Mouslim, a «condamné fermement cet acte islamophobe». «Nous devons être main dans la main pour préserver la quiétude de notre pays. J'espère qu'après Agen et Castillon, la liste ne s'allongera pas. J'espère d'ailleurs qu'il n'y a pas de liste « a-t-il déclaré à l'Associated Press. AP
http://actualite.free.fr/actu.pl?doc=france/3_2005-01-15T1905_FAP7550.xml
Par Khalid bougayou
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Mardi 18 janvier 2005
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ELLE A EU le tort de protester. Olfa Lamloum, politologue, chargée de cours à l'université Paris-X, était présente le 21 décembre 2004 à la préfecture de Seine-Saint-Denis pour recevoir son décret de naturalisation lors d'une cérémonie républicaine. Elle a été témoin de l'exclusion de cinq femmes portant un foulard. Celles-ci se sont vu interdire l'accès au salon d'honneur par les fonctionnaires de la préfecture, au motif qu'elles ne voulaient pas ôter leur voile ou leur bandana.
Mme Lamloum a décidé de porter l'affaire sur la place publique, en diffusant un communiqué de protestation sur Internet. Depuis, elle est l'objet de menaces anonymes.
La première lettre est arrivée chez elle le 11 janvier. Une phrase unique, tapée en majuscules sur une imprimante à jet d'encre. "Corses et Alsaciens nous ouvrent la voie de l'éradication du cancer musulman, quant à Olfa, je lui déconseille de sortir."
La deuxième missive est arrivée trois jours plus tard. Un texte plus long et plus ordurier. Il commence par ces mots : "On les fera agoniser, au nom du Christ Roi." La suite est à l'avenant : "Franchement, Loumloum, faire un scandale à la préfecture le jour où elle te remet ton torchon, suivie d'hystériques en linceul (...). De mémoire de coprophage, jamais tant de symboles du désastre français n'avaient été réunis d'un coup." Le courrier anonyme, lourd de propos injurieux et menaçants contre sa famille, lui annonçait en outre que ses déplacements étaient espionnés : "Ton gourbi est désormais sous surveillance."
L'universitaire d'origine tunisienne, qui vient d'avoir un enfant, a décidé de ne rien changer à ses habitudes. Elle a porté plainte au commissariat de la ville de la région parisienne où elle réside.
Ce qui étonne le plus Mme Lamloum est que la lettre anonyme la qualifie de "yousséfiste". Ce terme désigne les partisans de Salah Ben Youssef, adversaire de l'ancien président Habib Bourguiba. "Il faut avoir une bonne connaissance de l'histoire tunisienne, ainsi qu'un certain âge, pour utiliser ce mot, s'étonne Vincent Geisser, chercheur au CNRS. Le terme "yousséfiste" s'adresse plutôt aux fellaghas musulmans, qui se sont opposés à l'autonomie interne proposée par les Français en 1954. Il est devenu une insulte synonyme d'islamiste. Il pourrait être employé par des Tunisiens ou par des rapatriés."
Xavier Ternisien
ARTICLE PARU DANS LEMONDE DANS L'EDITION DU 19.01.05
Par Khalid bougayou
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Vendredi 28 janvier 2005
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Par Khalid Bouga
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Samedi 29 janvier 2005
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PARIS,(AFP) Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a réclamé mardi au ministre de l'Intérieur une enquête sur deux affaires constituant selon lui des abus de pouvoirs de policiers à l'encontre de personnes musulmanes.
Parallèlement, le Mrap demande dans un communiqué que les pouvoirs publics mettent en place des outils pour recenser les "actes racistes visant les populations maghrébines ou arabo-musulmanes à l'instar des dispositifs mis en place par les autorités, notamment par le ministère de la Justice, touchant la légitime action contre l'antisémitisme".
Dans la première affaire citée par le communiqué, une femme voilée identifiée comme Mme Tibili s'est vue refuser de porter plainte le 11 janvier après le vol de sa carte bancaire à un distributeur de Clichy la Garenne (Hauts-de-Seine), "au motif que Mme Tibili portait un voile".
"Mme Tibili se rendra mercredi 25 janvier au matin au commissariat pour réitérer sa demande de dépôt de plainte", ajoute le Mrap, estimant que le refus initial de prendre sa plainte équivaut à "un refus de service en raison de la religion réelle ou supposée de la victime".
La deuxième affaire citée concerne une perquisition le 19 janvier au domicile de M. Toufik Bouicherit dans le 18e arrondissement à Paris durant laquelle "les policiers en charge de la perquisition s'en sont pris violemment à un Coran qu'ils ont déchiré en plusieurs morceaux et à un tapis de prière qu'ils ont découpé en deux".
Plainte a été déposée et "le Mrap entend étudier les poursuites judiciaires appropriées".
"Ces faits viennent hélas confirmer et valider les inquiétantes dérives racistes qui déshonorent la police républicaine", estime le Mrap qui "attend que des rappels fermes au respect de l'éthique et de la déontologie soient signifiés aux fonctionnaires de police".
Par Khalid Bouga
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Mardi 8 février 2005
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LA MOSQUÉE de Creteil serait-elle indésirable auprès de certaines banques ? C'est la question que l'on peut se poser après la décision de l'agence du Crédit agricole de Creteil de clôturer deux comptes de l'Union des associations musulmanes de Creteil (UAMC), dont l'un servait à recueillir les dons des fidèles pour le projet de la future mosquée, projet officiellement présenté à la population ce soir .
Il y a environ un mois, l'UAMC fait une demande pour ouvrir un troisième compte pour la société civile immobilière (SCI) qui va porter le projet de mosquée. Le lendemain, la réponse tombe : la banque ne peut donner suite à l'ouverture du compte, mieux encore, deux courriers arrivent le 24 janvier précisant « que la Caisse régionale n'a plus convenance à maintenir des relations d'affaires existantes à ce jour et que de ce fait elle a décidé de procéder à la clôture des comptes... ». Des comptes existant depuis plus de deux ans et recevant de fortes sommes d'argent. Conséquence, aucun chèque ne doit être émis sur ces comptes, les formules de chèques non utilisées et les cartes de paiement doivent être restituées immédiatement.
« La banque n'a pas vocation à accompagner des projets religieux »
Juridiquement, la banque, comme le client, peut décider de fermer un compte sans donner d'explications. Seule obligation de l'établissement : laisser le temps au titulaire du compte de trouver une autre solution. Malgré cette apparente conformité avec la loi, la mairie, très impliquée dans le projet de mosquée, a demandé des explications aux directions locale et régionale du Crédit agricole. « La réponse a été très gênée, précise le député-maire socialiste Laurent Cathala. On nous a dit que la banque n'avait pas vocation à accompagner les projets religieux. Ça m'a choqué, on ne peut que condamner ce qui s'apparente à une mesure discriminatoire. » Même réaction du côté de l'antenne départementale de la Ligue des droits de l'homme (LDH) qui, par une lettre de son président, Claude Pennetier, au directeur de l'agence du Crédit agricole de Creteil , « s'étonne qu'une banque aussi importante, reconnue et respectée puisse se mettre dans une situation si grave à l'égard de l'opinion publique ». La LDH précise qu'elle n'en restera pas là. Silence du côté de la banque, contactée hier. Le Crédit agricole n'a pas souhaité répondre à nos questions.
http://www.leparisien.com/home/maville/valdemarne/article.htm?articleid=245977373
Décidément sa va tres mal en France, Les banques s y mettent aussi, sacré pretexte! " la banque n' a pas vocation à accompagner les projets religieux!! qu est ce qu'il ne faut pas entendre pour se justifier.
Par Khalid Bouga
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Mercredi 23 février 2005
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Des condamnations à quatre mois d'emprisonnement avec sursis et 5.000 euros d'amende ont été requises mardi contre deux employés d'une agence immobilière parisienne poursuivis pour discrimination raciale, pour avoir refusé de louer un logement à un Noir.
Le jugement a été mis en délibéré au 5 avril. "Le propriétaire ne veut pas louer aux gens de couleur", sont soupçonnés d'avoir dit Renaud Dailly, 34 ans, et Annie Garnier, 59 ans, employés de l'Etude de Cheuvry, une agence du XVe arrondissement, à Florentin Kouamé, Ivoirien de 52 ans, à la recherche d'un quatre pièces. Artisan-taxi, il affirme que, jointe par téléphone, Mme Garnier lui a expliqué que "le propriétaire ne veut pas louer aux gens de couleur" et que, passant le téléphone à son collègue Renaud Dailly (par ailleurs fils du gérant de l'agence alors en stage), ce dernier a ajouté "le propriétaire loue à qui il veut. Nous, on n'est pas raciste".
A la barre, les deux prévenus contestent. Ils ne se souviennent de M. Kouamé, que parce qu'il y a eu une enquête de police et affirment que le refus reposait sur les revenus du chauffeur de taxi, sans pouvoir prouver qu'ils les connaissaient. De son côté, le procureur de la République Laurent Zuchowicz conclut que, "même si la discrimination est souvent difficile à établir", il y a dans ce dossier "suffisamment d'éléments à charge" pour condamner.
http://www.saphirnet.info/breves_5081.html?PHPSESSID=7adf76fd22769687e34a8fc7e342590b
Par Khalid Bouga
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