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Samedi 26 novembre 2005
 Contrairement aux affirmations du ministère de l'intérieur, la majorité des mineurs qui ont été interpellés et présentés à des juges lors des violences urbaines, entre le 29 octobre et le 18 novembre, étaient inconnus des tribunaux.

 

Le Monde a enquêté dans les tribunaux de la région parisienne. Magistrats et éducateurs soulignent qu'ils n'ont pas eu affaire, au cours des dernières semaines, au lot commun des mineurs déférés à la justice. La plupart des 577 mineurs qui ont été présentés à des juges des enfants étaient des jeunes gens "ordinaires". Agés de 16-17 ans, souvent français, ils ont obtenu au cours de leurs études des résultats moyens. La majorité d'entre eux sont inscrits dans des formations professionnelles, souvent en apprentissage. 118 de ces mineurs ont été placés sous mandat de dépôt.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-714189,0.html

par Le monde publié dans : Spécial violences urbaines novembre 2005
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Vendredi 18 novembre 2005

 C'est un Français «issu de l'immigration», mais pas celle que l'on croit. Jérémy V. habite Arras. Il porte un nom flamand, preuve que ses ancêtres venaient de... Belgique. L'arrestation de ce jeune homme de 20 ans, jeune intérimaire à Arras, prouve que les jeunes des quartiers en difficulté qui brûlent des voitures échappent aux clichés.

A Lille, ces prévenus inattendus ont peuplé les tribunaux ces derniers jours. «Les deux tiers des jeunes qui passent en comparution immédiate après les incendies nocturnes sont des Jean-Marc et des Maxime», indique un journaliste familier du tribunal de grande instance. «Ce ne sont pas que des bronzés», confirme Serge Damiens, éducateur à la mission locale de Lille. «Dans le quartier des Bois-Blancs à Lille, quand l'école a brûlé, la première demi-heure, ils étaient tous blancs.» Ça ne l'étonne pas. «La couleur de la peau est un handicap à l'embauche, c'est vrai. Mais l'adresse aussi. Ceux qui veulent s'en sortir donnent souvent l'adresse fictive d'une tante, hors du quartier, ou dans la ville voisine.» Il reconnaît que ces enfants des quartiers populaires partent quand même dans la vie avec un handicap de moins : «Les CRS passent plus de temps à contrôler les têtes frisées que les Patrick et les Gérard.»

Dans le Nord et le Pas-de-Calais, terre d'immigration ancienne, l'immense majorité des quartiers populaires sont ethniquement mixtes. Les fils d'ouvriers ­ et de plus en plus, de chômeurs ­ qui vivent dans les quartiers en difficulté sont français dits «de souche», ou issus de l'immigration belge, polonaise, portugaise, espagnole, maghrébine et africaine. La présence de ces jeunes «Blancs» dans les tribunaux correctionnels depuis deux semaines n'étonne pas non plus Maryse Esterle-Hedibel, sociologue. «Le contraire m'aurait surpris», dit-elle. Ancienne éducatrice de rue en région parisienne, elle travaille sur les quartiers de Roubaix depuis quatre ans. «Contrairement à ce que j'ai vu dans le Val-d'Oise et le Val-de-Marne, j'ai découvert ici une population très spécifique, sans discriminant "immigré-pas immigré".» Il y a ici des familles «blanches» très pauvres. «Des enfants qui ne mangent pas assez, qui vivent sans chauffage parce qu'EDF a coupé l'électricité, des mères de famille qui ont seize ans. Le quart monde.»

Pour elle, les émeutes urbaines de ces derniers jours ne s'analysent pas en termes ethniques : «Cet argumentaire autour de la polygamie, c'est de la propagande pure et simple. En revanche, ce qui est certain, c'est que des quartiers entiers ont été dévastés par la déshérence économique. Les anciennes solidarités ouvrières ont disparu, remplacées par l'assistanat. Le quartier de l'Alma, à Roubaix, c'est 40 % de chômage. Les mères de ces jeunes filles qui quittent l'école à quinze ans en présentant un certificat de grossesse, elles auraient été ouvrières à La Redoute, il y a trente ans. C'est quand même autre chose qu'être au RMI.»

Autres lieux, autres profils, et autres clichés. Alors que Nicolas Sarkozy déclarait, péremptoire, que «75 à 80 %» des jeunes interpellés étaient «déjà connus pour de nombreux méfaits», les magistrats de différents tribunaux de grande instance ont montré, hier, chiffres à l'appui, que la plupart sont plutôt des gamins sans antécédent judiciaire. Ainsi, à Bobigny, «la très grande majorité» des mineurs ont «un profil de primo délinquant» a déclaré Denis Fauriat, secrétaire général du parquet. Même analyse à Lyon, Nancy, ou Marseille.

http://liberation.com/page.php?Article=339304

par Libé publié dans : Spécial violences urbaines novembre 2005
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Jeudi 17 novembre 2005
 Qu’il fait bon vivre en France, où tout finit par s’arranger. Tiens, prenez la crise des banlieues. Eh bien c’est fini, ou presque, et tout rentre dans l’ordre.

Le directeur de l’observatoire des discriminations a proposé le CV anonyme. En voilà une vraie mesure. Comme ça le candidat basané ne sera plus éliminé d’emblée. C’est vrai qu’on ne voit pas bien comment il cachera ses origines lors des tests, deuxième étape, ou celle de l’entretien d’embauche, la troisième. À moins de mettre un foulard. Non ! Impossible, le foulard est interdit.

Restent les greffes de peau, mais ça coûte cher et puis ça n’a pas réussi à Michael Jackson de vouloir à tout prix ressembler à un blanc. C’est dommage, car cela aurait pu apporter une vraie solution au problème de l’emploi. On formerait des dizaines de milliers de chirurgiens esthétique pour blanchir ceux qui ont eu le malheur de naître bronzés. L’humanité serait enfin de la même couleur. La bonne, la nôtre, celle qui permet de trouver du travail et de ne pas stagner en banlieue défavorisée. À moins que l’Oréal ne trouve une bombe qui dépigmente la peau. On finirait bien par les intégrer, les émigrés de tout poil et de toute culture.

Et puis on va interdire la polygamie, qui, selon le président du groupe UMP à l’assemblée, Bernard Accoyer, était « certainement l’une des causes des violences urbaines ». Non, non, ce n’est pas un dérapage verbal, puisque le ministre délégué à l’emploi Gérard Larcher a dit la même chose.

En tout cas ces violences urbaines auront servi à quelque chose d’utile, pour Sarkozy dont la côte de popularité a grimpé de 11 %, pour Villepin (tiens seulement 7%) et pour Chirac (6%). Le feuilleton politico médiatique entre le Premier ministre et le ministre de l’intérieur, mis en scène par Chirac, continue de passionner les Français et occupe les premières pages des grands quotidiens. Qui est le plus populaire, qui est le moins con, qui a le mieux agi dans telle ou telle situation ?

C’est vrai qu’on pourrait se poser la question de savoir pourquoi on en est arrivé là dans les banlieues, demander l’avis des sociologues ou d’experts, et chercher des vraies solutions. Mais ça ne fait pas bien vendre le papier. Le bon peuple préfère « Dallas, un univers impitoyable » et les Sitcoms à un vrai débat sur un problème social qui les touche de près. Et les mesures à l’emporte pièces comme le couvre feu et l’état d’urgence leur donnent l’impression que l’État agit. Un véritable traitement de fonds de la crise, efficace, ne les impressionnerait pas et ne ferait sûrement pas grimper la côte des politiciens dans les sondages.

Voyez que dans notre beau pays les vrais problèmes ne font pas bien longtemps la une des journaux. On les enfouit au bas de la pile des problèmes à traiter, on les laisse à nos successeurs. Les politiciens n’ont rien à gagner de tenter de les résoudre et puis ce n’est pas vraiment ce qui les préoccupe, qui est essentiellement leur côte de popularité et leur chère réélection. Je lisais l’autre jour un article écrit par un prof de l’ÉNA qui disait que les élèves ne cherchaient pas à apprendre à gérer, mais seulement à être bien classés pour obtenir les meilleurs postes après l’examen final. Déjà à l’école nos énarques se foutent des vrais problèmes. Alors vous pensez, après !

Les Français ont eu peur, peut-être moins que les politiques. Alors il va falloir payer la note. Les juges vont s’en donner à coeur joie. Cela aidera à occulter l’angoisse de s’être senti agressés. Là encore on privilégie le court terme, pis-aller pour ceux qui n’ont pas de solution. La répression c’est une politique à courte vue. La prévention ça demande trop d’efforts et de talent. Tout cela pue l’aveu d’impuissance.

Avec une population qui a peur et préfère voir appliquer des pseudo mesures qui ne résoudront rien au problème de fonds ce qui laissera une situation moisir à un point tel que ça nous pétera dans la gueule dix fois plus fort à l’avenir, avec des politiciens qui font illusion et une France qui n’est pas gouvernée, on ne voit pas d’avenir radieux à l’horizon.

Tout est bien qui finit bien, du moins semble-t-il..

http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2015

par Ashoka publié dans : Spécial violences urbaines novembre 2005
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Lundi 14 novembre 2005

 Vous avez raté le 20 heures de France 2 du 10 novembre et voulez le visionner sur le site Internet de la chaîne (1)? Bernique! Dans les archives disponibles sur le Web, on passe directement du 20 heures du 9 novembre à celui du 11. Pas de chance, il valait le coup ce JT. Pour deux sujets consacrés à des bavures. L'un, tourné par une télé allemande dans le Val-de-Marne, montre l'interpellation musclée de deux jeunes par la police qui exhibe l'un d'eux à la caméra en lançant: «Regarde la France d'aujourd'hui. Regarde ça. C'est pas beau, ça?», avant de lui flanquer deux gifles.

 Mais c'est l'autre sujet qui fait véritablement du bruit puisqu'il a suscité la suspension de cinq policiers. Il montre le tabassage d'un jeune par deux flics, l'un à coups de poing, l'autre à coups de pied, y compris dans la tête, tandis que les autres regardent sans intervenir. C'est ce sujet-là qui est à l'origine de l'absence du 20 heures du 10 novembre, non seulement du site de France 2 (on ne peut pas voir non plus le 13 heures du 11 novembre qui a rediffusé le reportage), mais de tout autre support: la chaîne a tout bonnement refusé de fournir ces images à quiconque, même aux agences.

 Censure? Pressions politiques? Arlette Chabot, directrice de l'information de France 2, dément: «On ne voulait pas que ces images soient détournées ou utilisées n'importe comment. Nous ne voulions pas non plus tomber dans la surenchère et qu'elles tournent en boucle au risque d'envenimer les choses à la veille d'un week-end à risques. Mais il n'y a pas de pression ni de censure, c'est moi qui ai pris cette décision, même si j'en ai parlé à la direction de France Télévisions.» Et voilà une nouvelle fois la télé versant dans la même extrême prudence qu'elle observe depuis le début des violences en banlieue. Une prudence toujours dans le même sens, celui du gouvernement.

http://liberation.com/page.php?Article=338202

par Libé publié dans : Spécial violences urbaines novembre 2005
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Samedi 12 novembre 2005

La loi du 3 avril 1955 autorise l’Etat à prendre des mesures d’urgence en cas de péril ! Il est bien dit en cas de péril ! Est-ce le cas ?

Le Gouvernement impose des couvre-feux de ci de là tentant de répondre maladroitement à une détresse criante qui se vit dans les banlieues et à laquelle les différents gouvernants de droite et de gauche sont restés insensibles… totalement insensibles !

Bourde, parmi les innombrables bourdes, commise encore une fois !

Répondre par la violence, parce que c’est ainsi que l’on doit l’appeler même si elle est légale mais totalement illégitime, est une erreur stratégique qui dénote que ceux qui nous dirigent méconnaissent parfaitement les problèmes qui secouent leur pays.

En outre, la réponse est éminemment disproportionnée !

Au lieu de favoriser le dialogue nos politiques choisissent d’user de la répression certains, criminels, allant jusqu’à demander des tirs à balles réelles sans que cela n’émeuve qui que ce soit !

Où est la gauche, l’extrême gauche et tous les progressistes face à cette nazification de certains élus ?
Mais, c’est vrai…pourquoi devrait-on s’émouvoir si l’on tire sur… des pauvres ? Nous savons que ce sont des « moins que rien », de la « racaille », et Sarkozy en a fait la démonstration criante, sonnante et « très bûchante ».

Il n’empêche que notre gouvernement est un mauvais élève puisqu’il ne prend pas en compte les erreurs du passé et l’application de la loi de 1955 en est une preuve flagrante. Nous savons que cette dernière a été utilisée lors de la guerre d’Algérie et par un préfet, Papon en l’occurrence, qui n’a pas hésité à assassiner des Français simplement parce qu’ils étaient Arabes et Musulmans.

Compte-t-on procéder de la même façon puisque la Guerre d’Algérie n’était qu’une « simple opération de maintien de l’ordre » et que apparemment nous serions dans la même situation?

Compte-t-on utiliser des armes à feu contre des « jeunes » parce qu’ils sont des banlieues ?
Pourquoi ne l’a-t-on pas fait en 1968 ? Parce que ce n’était pas des Arabes qui manifestaient ?

Est-ce à dire que nos gouvernants considèrent les « jeunes » en fonction de leurs origines alors qu’ils sont Français au même titre que les autres ? Apparemment… oui !

Mais ce que nos politiques devraient savoir, eux qui tentent de méconnaître l’histoire, c’est que malgré l’état d’urgence, les couvre-feux, la répression sanglante et criminelle d’une France coloniale celle-ci a été défaite et a du passer par des négociations obligatoires in fine. L’Algérie a été indépendante malgré tout le système inhumain et abject mis en place.

Ainsi donc… les mesures extrêmes d’époque n’ont servi à rien. Elles ont prolongé l’agonie d’une France raciste et coloniale… c’est tout !

C’est le piège qui nous attend pourtant si nous ne prenons pas à cœur les problèmes qui se posent à nous !

Ceux que nous appelons « jeunes » me paraissent en réalité plus matures que certains de nos abrutis et criminels !!! Les exclure, les mettre au ban de la société puis les réprimer lorsqu’ils demandent une simple reconnaissance en tant qu’individus est inhumain, bestial, barbare et sauvage !

Arrêtons de donner une dimension qui n’existe pas à des revendications sociales. L’inflammation des banlieues est due à un malaise de société que nous avons méconnu parce que  nous sommes ségrégationnistes… peut être inconsciemment mais les faits sont là !

Ce sont des populations exclues et c’est parce qu’elles le sont que nous nous croyons le droit de n’écouter leurs revendications que lorsque le processus explose.

Arrêtons de donner une coloration islamiste, arabe, intifadesque ou autre alors que nous sommes en présence de revendications françaises... bien françaises qui n’existent que parce qu’on a créé des situations qui les appelaient.

http://www.islamiya.info//modules.php?name=News&file=article&sid=5698

par Alain bensalem publié dans : Spécial violences urbaines novembre 2005
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Jeudi 10 novembre 2005

 Je vis chez mes parents. Comment tu veux que je déménage ? Avec quoi tu veux que je me meuble ? Je touche juste le RMI. Les gamins brûlent des voitures parce qu'ils me voient, moi et les autres, et se disent : “On va subir la même chose qu'eux.” Nous, on veut bien jouer les grands frères. On leur parle. On fait un tour pour voir s'ils ne traînent pas dehors. Mais on ne peut pas poser une caméra sur eux. On va pas boucler le quartier à 19 heures. Les parents, c'est pareil, ils sont angoissés, paniqués. Ils vont d'une fenêtre à l'autre pour voir leurs enfants. Ils ne dorment pas tant qu'ils ne sont pas revenus. Il ne faut pas croire qu'ils s'en foutent. »

Il faut arrêter les amalgames. Tous les jeunes ne sont pas des casseurs. Et même ceux qui brûlent ne brûlent pas pour brûler. Il y a un vrai problème autour de l'emploi. Et il n'y a que quand on touche aux biens publics que ça bouge. Sinon, on fait quoi ? Une manifestation ? Y aura deux articles et puis basta. L'emploi, tout tourne autour de ça. Ici, il y a plus de 60% de chômage et plus de 40% d'entre eux sont des chômeurs longue durée. Le centre de tri de la Poste à côté emploie 200 personnes. Mais pas une du quartier. Pas une ! Même magasinier à Intermarché, on n'est pas pris. On est juste bons à faire les agents de sécurité, pour arrêter les gitans et faire peur aux petits-frères. Alors les CV, on les envoie même plus. Si t'es fort au
foot ou au rugby, c'est bon : t'as un piston, on te trouve un emploi. C'est la preuve qu'ils existent. Mais il faut connaître du monde. Sinon, t'es foutu. Quand je postule pour de l'interim, on me répond qu'il faut de l'expérience. Mais pour en avoir de l'expérience, faut bien que je commence un jour. »

Seulement quand tu viens de l'Ousse, c'est perdu d'avance. Et déménager, c'est impossible. Pourtant, on n'est pas en Ile-de-France, il y a des logements par ici. Mais les autres bailleurs HLM nous ferment la porte. Et ceux qui peuvent aller vers le privé, ils se font refouler dès qu'ils disent qu'ils viennent de l'Ousse. On est tous assimilés à la même chose. A de la “racaille”. »

Ils ont voulu faire la mixité sociale ici avec un plan de réhabilitation. Ils ont construit 62 pavillons, pour attirer les familles d'ailleurs. Il n'y a en a que trois qui sont venues. Forcément, avec l'image qu'on a du quartier, personne ne veut y mettre les pieds. On nous parle d'intégration. Mais on est Français. On n'a pas besoin d'être intégrés. On a besoin d'être insérés. Socialement. »

« Ici tout disparaît. Il n'y a plus aucune structure pour les jeunes. La MJC a été rasée en août 2004 parce qu'il y avait un trou financier, qu'il était impossible de renflouer les caisses. Mais pendant ce temps là, il y a une subvention de 400.000 euros qui est voté pour la Section paloise (le club de rugby, ndlr). C'est une question d'image. Ils disent qu'à la place de la MJC, il y a le relais du hameau. Mais c'est pas pareil. T'as des ordinateurs, mais t'as pas de sorties montagne, d'activités culturelles, sportives, de théâtre. Ils ont rasé tout ça. Et ça a encore fait perdre des emplois. Avec tout ça, le maire et ses adjoints, on les voit jamais. On n'a pas le droit de brûler pour revendiquer. Je ne suis pas solidaire des voyous du quartier. Mais franchement, faut pas s'étonner que ça arrive.»

http://liberation.com/page.php?Article=337503

par Liberation publié dans : Spécial violences urbaines novembre 2005
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