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Dimanche 5 novembre 2006
Les océans seront-ils devenus stériles au milieu du siècle ? Une équipe internationale de biologistes, d'économistes et d'océanographes pose très sérieusement la question dans l'édition du vendredi 3 novembre de la revue Science.

Ces chercheurs sont parvenus à corréler l'évolution des prises avec les données disponibles sur la chute de la biodiversité dans de larges zones océaniques. Cette érosion de la biodiversité est due principalement à la surpêche. Mais aussi aux pollutions, à la destruction des habitats causée par le chalutage de grand fond et au réchauffement climatique.

L'évolution des prises dans 64 grands écosystèmes marins - couvrant une zone globale de 150 000 km2 et ayant fourni environ 83 % des prises mondiales depuis 1950 - montre que "en dépit d'une augmentation importante dans l'effort global de pêche, les prises ont diminué, toutes espèces confondues, de 13 % depuis leur maximum en 1994".

Etudiées zone par zone, ces données révèlent que la rapidité d'épuisement de certains stocks est liée à l'érosion de la diversité biologique. En revanche, dans les régions qui conservent un nombre élevé d'espèces, le taux de reconstitution des stocks est plus élevé.

En extrapolant les mesures de la baisse de biodiversité et celles des prises de pêche, les auteurs redoutent un épuisement total des stocks de toutes les espèces pêchées (poissons et invertébrés) vers 2050 dans les zones étudiées.

Aussi recommandent-ils de "restaurer la diversité des espèces à travers une gestion durable des pêcheries, le contrôle des pollutions, le maintien des habitats essentiels et la création de réserves"
source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-830441@51-830533,0.html
par Stéphane Foucart publié dans : Santé/ Environnement
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Jeudi 30 mars 2006

Le risque d'une catastrophe environnementale globale laisse planer le spectre d'une Terre qui court irrémédiablement à sa perte. Le protocole de Kyoto témoigne d'un engagement de la communauté internationale sur la voie de la raison écologique, mais le combat est loin d'être gagné.

"Personne ne peut dire exactement à quoi ressemble une planète quand elle tombe malade, mais la Terre pourrait en être un exemple. Oubliez l'idée selon laquelle le réchauffement climatique global est d'une tiède urgence et que cela pourrait prendre des décennies. Désormais et de façon inattendue, la crise est devant nous." Dans sa dernière livraison, Time veut tirer la sonnette d'alarme. "Soyez inquiet, très inquiet", titre en une le magazine américain, montrant la photo d'un ours blanc sur un morceau de banquise, symbole de la menace que font peser les changements climatiques sur notre habitat.

Le pire est à venir", prévient Time, qui établit une liste d'espèces animales et végétales menacées d'extinction. "Arbre à carquois", "éléphant d'Afrique", "bernache à cou roux", mais aussi des dizaines de papillons et de grenouilles. "Ce qui inquiète particulièrement les scientifiques, c'est que si nous en sommes aux prémices du réchauffement, les pertes constatées et les espèces menacées pourraient n'être qu'un avant-goût de ce qui nous attend. D'après une étude, plus d'un million d'espèces à travers le monde pourraient s'éteindre d'ici à 2050."


Pour Time, la fréquence et la violence des catastrophes naturelles de ces derniers temps sont un signe de l'actualité des changements climatiques. "Il y a toujours eu des catastrophes et il y en aura toujours. Mais quand elles frappent aussi fort et aussi vite, quand l'urgence devient un lieu commun, c'est que quelque chose tourne vraiment mal. Ce quelque chose, c'est le réchauffement global", assure Time, qui adopte un ton volontairement alarmiste.

The Independent n'est pas en reste. Particulièrement engagé sur les questions environnementales, le grand quotidien de gauche britannique fait quasiment œuvre de pédagogie à l'égard de ses lecteurs. Une ligne éditoriale qui trouve son aboutissement dans sa couverture datée du 29 mars 2006, consacrée exclusivement au "grand réchauffement climatique". "Votre monde. Vos propos", titre en une The Independent, qui publie une sélection de lettres et de courriers électroniques de lecteurs invités la veille à s'exprimer sur le sujet. Pour ce faire, le député travailliste Colin Challen a publié une contribution éditoriale en forme d'appel : "Nous devons imaginer l'inimaginable et convaincre les électeurs." C'est en tout cas le programme que s'est fixé le nouveau Groupe parlementaire sur les changements climatiques, présidé justement par Colin Challen.

La suite ici: http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61441&provenance=accueil&bloc=01

par courrier international publié dans : Santé/ Environnement
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Mardi 14 février 2006

Non, ce n’est pas de fringues ou autres godasses dont-il s’agit, mais de la faune halieutique marine et des petits pêcheurs qui vont avec.

Pendant des siècles les hommes furent tributaires du vent pour subvenir aux apports de protéines que procurent les poissons de mer, puis dés le début du vingtième siècle l’avancée technologique fit un grand bond ! Le moteur Diesel détrôna très vite la voile et la vapeur que fournissait le charbon, une nouvelle ère était née. Celle du profit immédiat !

La nouvelle motricité embarquée permis de tracter des engins de plus en plus performants, évidemment la connerie n’ayant pas de limite, les océans que l’ont croyaient inépuisables montrèrent rapidement des signes de faiblesses.

Un exemple parmi tant d’autres, celui de la morue des bancs de Terre Neuve et du Labrador. Durant prés de quatre siècles, les pêcheurs traditionnels européens pourvoyaient aux besoins du vieux continent, en pratiquant une pêche sélective à l’hameçon. Seulement quarante ans d’une pêche industrielle suffirent à épuiser le stock totalement ! Mais attention des mesures ont étaient prise, depuis une dizaine d’années cette espèce fait l’objet en autre d’un moratoire ce qui veut dire, « pas toucher » ! Y a de quoi s’en faire claquer les bretelles non ?

Un autre exemple, l’anchois dans le Golfe de Gascogne est aussi révélateur que celui de la morue. Jusqu’à la fin des années 80 et depuis une quarantaine d’années les pêcheurs Espagnols et Français capturaient 40 milles tonnes d’anchois par an, en utilisant le filet tournant une méthode de pêche sélective. Mais là dés le début des années 90, avec de juteuses subventions le Français fit preuve d’innovation destructive en utilisant le chalut pélagique dont l’ouverture verticale atteint 50 mètres. Le stock d’anchois est à la limite de l’effondrement et depuis 2 ans fait l’objet d’une interdiction de pêche, pour 2006 les captures sont limitées à 5 milles tonnes.

Il y a une quinzaine d’années nous pêchions sur un bateau de 9 mètres (à deux pêcheurs) environs 14 tonnes de merlu par an. A la même époque un seul chalutier pélagique pouvait capturer ce tonnage en une nuit...

Un dernier exemple, la civelle l’alevin de l’anguille principalement pêché dans les estuaires atlantique Français, là encore pendant des siècles une pêche traditionnelles à pied suffisait à subvenir aux besoins nutritifs d’une large population côtière. Depuis les années 70 une pêche intensive pratiqué avec des engins (proches parents des chaluts), capturait 4 milles tonnes par saisons jusqu’aux années 90. La campagne 2004/2005 120 tonnes, les prévisions pour 2005/2006 avoisinent 50 tonnes. Le stock de ce poisson migrateur qui colonise le continent Européen c’est, littéralement cassé la gueule et à ce jour aucune mesure concrète n’a été prise !

Bien sûr la liste n’est pas complète ! Le bar, le thon rouge etc....Idem !

A cette cadence les ports de pêche Français sont maintenant devenus d’immenses parcs à bateaux de plaisance. Car virés les dizaines de milliers de petits pêcheurs côtiers, engloutis dans la masse des assistés. Chômeurs, érémistes ils sont !

Nos ministres de la pêche se sont succédés en se refilant délicatement « l’oursin » et prenant bien soins (au détriment de la ressource) de ne pas heurter, la sensibilité de ceux qui ont le pognon, c’est à dire les armateurs qui possèdent les navires industriels. Ces bateaux avec des équipages sous payés, continuent en toute légalité à piller les mers et les océans du globe ! Pire nous les aidons, à votre avis le blé des subventions il vient d’où ?

Vous allez me dire « bah y a le poisson d’élevage ». Oui mais la plupart sont des carnassiers et ils bouffent quoi ? Ben du poisson... Alors préparons nous à déguster des mets délicieux qui auront le goût, l’odeur du poisson, mais ça n’en sera pas ! Ne vous inquiétez pas, déjà des groupes financiers se penchent sur cette solution qui leur permettra d’engranger des bénéfices non négligeables.

Certes le changement climatique et la pollution sont là, mais il faut admettre que ces dernières décennies, le pognon a remplacé la raison.

Ces quelques lignes afin que les générations futures sachent que nous savions, et que personne ne s’est vraiment bougé le derche pour que ça change ! ! !

Michel.
http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=2188

par Michel publié dans : Santé/ Environnement
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Jeudi 26 janvier 2006

il a beau ressembler à une grosse peluche rousse, l'orang-outang est très menacé. Ce n'est pas une nouveauté, mais, pour la première fois, une étude génétique confirme l'effondrement démographique de ces grands singes asiatiques et montre qu'il est récent. Il correspond à l'arrivée des pratiques massives de déforestation.

On possède beaucoup d'informations sur la démographie des gorilles et des chimpanzés. Beaucoup moins sur les orangs-outangs, difficiles à observer en liberté. Aujourd'hui, on ne trouve des orangs-outangs que dans le nord de Sumatra et à Bornéo. Ils survivent dans des zones isolées fragmentées, menacés par le braconnage, le commerce d'animaux de compagnie et la déforestation. Car les grandes plantations d'huile de palme remplacent la forêt tropicale.

«Echantillonnage». La population serait ainsi tombée de 315 000 vers 1900 à 27 000 en 1997. En 2002, environ 2 000 de ces primates avaient été découverts à Kalimantan, la partie indonésienne de Bornéo, ce qui augmentait la population de 10 % d'un coup. Mais ce genre de bonnes nouvelles est très rare. Les spécialistes prédisent plutôt une disparition de l'orang-outang en milieu naturel pour 2020.

L'étude de Lounès Chikhi, du CNRS, et de Benoît Goossens de l'université de Cardiff, en Ecosse (1), apporte un nouvel éclairage sur cette démographie. Aidés de Marc et d'Isabelle Ancrenaz, qui s'occupent de protection des orangs-outangs en Malaisie, ils ont «échantillonné» de manière non invasive plus de 200 individus : en grimpant dans les arbres, ils ont recueilli des poils dans les nids que les singes se construisent pour passer la nuit. Ou alors, le nez par terre, ils ont traqué les excréments pour en apporter des échantillons au laboratoire et en faire l'analyse génétique. Quel rapport avec la démographie ? Dans une population stable, on note une diversité génétique. Ici, les chercheurs ont découvert que certains allèles (formes différentes d'un gène) rares avaient disparu là où l'on s'attend à en trouver dans une certaine proportion. Ce résultat ne peut s'expliquer que par une chute démographique. En appliquant un autre modèle de calcul, les chercheurs constatent que cette chute est récente : la population d'orangs-outangs a diminué de 95 % au cours du siècle dernier. Selon les chercheurs, il y a seulement cent vingt ans, des centaines de milliers d'orangs-outangs vivaient à Bornéo, avant que l'exploitation forestière ne commence : c'est elle la coupable.

Risques mortels. Lounès Chikhi et Benoît Goossens restent néanmoins confiants, la diversité génétique est encore suffisante pour sauver les orangs-outangs. Ils préconisent de faciliter leurs mouvements entre les différentes zones isolées : certaines n'abritent que quelques dizaines d'individus qui doivent traverser des plantations pour se rendre dans d'autres zones et risquent de se faire tuer au passage. Si ces îlots de biodiversité étaient connectés, les grands singes roux auraient plus de chances de s'en sortir. (1) Revue PLOS Biology du 24 janvier.

http://www.liberation.com/page.php?Article=354159

par liberation publié dans : Santé/ Environnement
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Vendredi 16 décembre 2005

 Douze militants de l'organisation écologiste Greenpeace ont été arrêtés à Paris pour avoir déversé trois tonnes de bois tropical en provenance du Cameroun jeudi devant le ministère français de l'Agriculture.
Les militants de Greenpeace dénoncent en effet l'exploitation illégale des forêts africaines et la destruction de la biodiversité.

 Douze militants de l'organisation écologiste Greenpeace ont été arrêtés à Paris pour avoir déversé trois tonnes de bois tropical en provenance du Cameroun jeudi devant le ministère français de l'Agriculture.

Les militants de Greenpeace dénoncent en effet l'exploitation illégale des forêts africaines et la destruction de la biodiversité.

http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=inter&ida=55459

publié dans : Santé/ Environnement
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Mardi 13 décembre 2005

PARIS (AFP) - L'étude britannique sur les lignes haute tension et les cas de leucémies chez l'enfant publiée en juin par des chercheurs de l'université d'Oxford a ouvert une "nouvelle époque" dans l'évaluation de ce risque, selon un responsable d'EDF-RTE Jacques Lambrozo.

"La surprise a été totale", a-t-il déclaré lors de rencontres parlementaires consacrées cette semaine au thème "électromagnétisme et santé".

Portant sur plus de 29.000 enfants souffrant de cancer, dont 9.700 de leucémie, cette étude a montré que le risque de leucémie augmente de 69% pour les enfants dont le domicile se trouvait à moins de 200 mètres des lignes haute tension au moment de leur naissance et de 23% pour ceux domiciliés à une distance située entre 200 et 599 mètres, par rapport à ceux nés à plus de 600 mètres, a rappelé Gerald Draper, principal auteur de ces travaux.

Plusieurs explications ont été recherchées (particules ionisées sous l'effet des lignes haute tension qui seraient ensuite inhalées, peintures recouvrant les pylônes, utilisation d'herbicides...), car on ne savait pas expliquer l'effet des champs électromagnétiques à une distance supérieure à 200 mètres, a-t-il relevé.

Cette étude ouvre, selon Jacques Lambrozo, une "troisième époque" dans l'évaluation du risque, rappelant aussi une "autre date importante" en 2000, lorsque d'autres travaux avaient montré que le risque de leucémie s'accroît chez l'enfant lorsque le champ magnétique est supérieur ou égal à 0,4 microtesla.

Le risque augmente à partir d'une exposition de 0,2 microtesla et est multiplié par deux pour un niveau supérieur à 0,4 microtesla, sans que le rapport de cause à effet soit expliqué, ce qui a conduit le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à classer les très basses fréquences comme "cancérogènes possibles", a rappelé son directeur Peter Boyle.

Compte tenu du pourcentage d'enfants potentiellement exposés, "entre 200 et 2.000 cas de leucémies infantiles dans le monde entier seraient imputables aux champs magnétiques d'extrêmement basse fréquence chaque année, sur les 11 millions de nouveaux cas de cancers recensés", a-t-il précisé.

En France, "deux à douze cas de leucémies" par an pourraient en résulter, a estimé Gilles Brücker, directeur de l'Institut de veille sanitaire (InVS), notant qu'il faudrait des enquêtes épidémiologiques "extrêmement larges" pour réussir à les déceler.

Compte tenu de la population exposée, un risque "faible et difficile à cerner n'est pas pour autant négligeable", a-t-il reconnu, précisant qu'une étude était prévue sur vingt ans, sur 10.000 à 20.000 enfants de la conception à l'âge adulte.

Pour la présidente du Criirem (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnement électromagnétiques), Michèle Rivasi, les incertitudes quant aux risques signifient au moins "qu'il ne faut plus construire de maisons à proximité des lignes haute tension".

http://fr.news.yahoo.com/11122005/202/lignes-haute-tension-et-sante-une-etude-britannique-qui-fait.html

par Yahoo publié dans : Santé/ Environnement
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