Non, ce n’est pas de fringues ou autres godasses dont-il s’agit, mais de la faune halieutique marine et des petits pêcheurs qui vont avec.
Pendant des siècles les hommes furent tributaires du vent pour subvenir aux apports de protéines que procurent les poissons de mer, puis dés le début du vingtième siècle l’avancée technologique fit un grand bond ! Le moteur Diesel détrôna très vite la voile et la vapeur que fournissait le charbon, une nouvelle ère était née. Celle du profit immédiat !
La nouvelle motricité embarquée permis de tracter des engins de plus en plus performants, évidemment la connerie n’ayant pas de limite, les océans que l’ont croyaient inépuisables montrèrent rapidement des signes de faiblesses.
Un exemple parmi tant d’autres, celui de la morue des bancs de Terre Neuve et du Labrador. Durant prés de quatre siècles, les pêcheurs traditionnels européens pourvoyaient aux besoins du vieux continent, en pratiquant une pêche sélective à l’hameçon. Seulement quarante ans d’une pêche industrielle suffirent à épuiser le stock totalement ! Mais attention des mesures ont étaient prise, depuis une dizaine d’années cette espèce fait l’objet en autre d’un moratoire ce qui veut dire, « pas toucher » ! Y a de quoi s’en faire claquer les bretelles non ?
Un autre exemple, l’anchois dans le Golfe de Gascogne est aussi révélateur que celui de la morue. Jusqu’à la fin des années 80 et depuis une quarantaine d’années les pêcheurs Espagnols et Français capturaient 40 milles tonnes d’anchois par an, en utilisant le filet tournant une méthode de pêche sélective. Mais là dés le début des années 90, avec de juteuses subventions le Français fit preuve d’innovation destructive en utilisant le chalut pélagique dont l’ouverture verticale atteint 50 mètres. Le stock d’anchois est à la limite de l’effondrement et depuis 2 ans fait l’objet d’une interdiction de pêche, pour 2006 les captures sont limitées à 5 milles tonnes.
Il y a une quinzaine d’années nous pêchions sur un bateau de 9 mètres (à deux pêcheurs) environs 14 tonnes de merlu par an. A la même époque un seul chalutier pélagique pouvait capturer ce tonnage en une nuit...
Un dernier exemple, la civelle l’alevin de l’anguille principalement pêché dans les estuaires atlantique Français, là encore pendant des siècles une pêche traditionnelles à pied suffisait à subvenir aux besoins nutritifs d’une large population côtière. Depuis les années 70 une pêche intensive pratiqué avec des engins (proches parents des chaluts), capturait 4 milles tonnes par saisons jusqu’aux années 90. La campagne 2004/2005 120 tonnes, les prévisions pour 2005/2006 avoisinent 50 tonnes. Le stock de ce poisson migrateur qui colonise le continent Européen c’est, littéralement cassé la gueule et à ce jour aucune mesure concrète n’a été prise !
Bien sûr la liste n’est pas complète ! Le bar, le thon rouge etc....Idem !
A cette cadence les ports de pêche Français sont maintenant devenus d’immenses parcs à bateaux de plaisance. Car virés les dizaines de milliers de petits pêcheurs côtiers, engloutis dans la masse des assistés. Chômeurs, érémistes ils sont !
Nos ministres de la pêche se sont succédés en se refilant délicatement « l’oursin » et prenant bien soins (au détriment de la ressource) de ne pas heurter, la sensibilité de ceux qui ont le pognon, c’est à dire les armateurs qui possèdent les navires industriels. Ces bateaux avec des équipages sous payés, continuent en toute légalité à piller les mers et les océans du globe ! Pire nous les aidons, à votre avis le blé des subventions il vient d’où ?
Vous allez me dire « bah y a le poisson d’élevage ». Oui mais la plupart sont des carnassiers et ils bouffent quoi ? Ben du poisson... Alors préparons nous à déguster des mets délicieux qui auront le goût, l’odeur du poisson, mais ça n’en sera pas ! Ne vous inquiétez pas, déjà des groupes financiers se penchent sur cette solution qui leur permettra d’engranger des bénéfices non négligeables.
Certes le changement climatique et la pollution sont là, mais il faut admettre que ces dernières décennies, le pognon a remplacé la raison.
Ces quelques lignes afin que les générations futures sachent que nous savions, et que personne ne s’est vraiment bougé le derche pour que ça change ! ! !
Michel.
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