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Jeudi 20 janvier 2005
 Hier, quelqu'un a affirmé devant moi que les Marocains étaient racistes. J'ai baissé la tête, honteux, car la chose est indéniable. J'en ai eu la révélation très tôt, à l'école. Un jour, à la rentrée, apparut une petite fille toute blanche qui fut d'emblée en butte aux moqueries de ses condisciples :

- Belqa ! Belqa ! (« Blanche ! Blanche ! »).

La gamine faisait peine à voir. Elle s'installa au fond de la classe et se cacha derrière son cartable. Nous autres, ses tourmenteurs, nous étions bruns, noirs, bronzés, teint mat ou olivâtre, conscients de notre supériorité sur ce petit fantôme qu'on distinguait à peine à la lumière du jour. L'année scolaire lui parut interminable. J'ai eu, il y a quelques années, des nouvelles de la Belqa. Devenue adulte, elle avait émigré au Québec et s'était fondue dans la neige. Au moins, on ne la voyait plus.

Dès Tanger, le racisme antiblanc saute aux yeux. Tous les épiciers y sont noirs. Essayez donc, si vous avez la couleur de l'aspirine, de pénétrer ce milieu-là... À la terrasse des cafés, le noir et le brun dominent, c'est à peine si quelques Visages pâles osent s'asseoir, du bout des fesses, sur une chaise. Sur la plage, le Blanc est importuné, harcelé, houspillé... Fès est un ghetto où vingt mille Blancs vivent dans la peur, entourés par cinq cent mille féroces montagnards recuits par le soleil. Dans le Gharb, des tribus sahraouies, les Ouled Dlim, font la pluie et le beau temps. L'indigène blanc ose à peine respirer. À Marrakech, peuplé à 80 % de Noirs, les bleqs et les belqas sont l'objet de la risée générale. Gare à eux s'ils s'aventurent au hammam ou au souk ! Certains en sont réduits à se réfugier au bar des hôtels cinq étoiles.

Certes, il y a quelques tribus blanches au Nord, dans le Rif ; mais allez-y faire un tour : le sous-développement y est effarant ! Ces pauvres Blancs n'ont ni routes, ni verdure, ni hôpitaux. La plupart en sont réduits à prendre le chemin de l'exil. On les retrouve en Europe, où on les appelle « Noirs », d'ailleurs, car leurs cheveux ont la couleur du goudron.

Alors oui, les Marocains sont racistes. Il serait temps qu'une campagne d'information soit entreprise, dans les villes et dans les campagnes. Marocain, Marocaine, le Blanc est un être humain, comme toi !

http://www.lintelligent.com/gabarits/articleJAI_online.asp?art_cle=LIN16015pauvrscnalb0

 

c est un texte ironique suite à un article  paru dans l'intelligent sur le racisme contre les noirs au Maghreb.

par FOUAD LAROUI publié dans : Maroc
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Mercredi 19 janvier 2005

RABAT (AP) - Les 30 millions de Marocains célèbrent vendredi l'Aïd el-Kébir, la grande fête, au terme d'une semaine marquée par une véritable frénésie commerciale.

Au total, ce sont cinq millions de moutons qui devaient être sacrifiés vendredi avec un jour de retard par rapport à la plupart des pays musulmans, dont l'Algérie voisine. Les musulmans de France étaient invités à célébrer l'Aïd jeudi. La fixation du jour de l'Aïd dépend de l'observation du croissant lunaire par les "oulémas" (docteurs de la foi) dépendant du ministère des Affaires islamiques.

Cette grande fête religieuse et familiale, appelée Aïd el-Adha au Moyen-Orient et Tabaski en Afrique subsaharienne, fait écho au premier sacrifice d'Abraham d'inspiration divine. C'est un jour férié au Maroc, pays constitutionnellement musulman. C'est le roi Mohammed VI, qui, en sa qualité de commandeur des croyants, donnera le coup d'envoi vendredi en fin de matinée au sacrifice rituel des moutons lors d'une cérémonie retransmise à la télévision. Lors de cette cérémonie, le souverain procède lui-même, comme chaque année, à l'égorgement d'un mouton.

La tradition musulmane exige par ailleurs un partage avec les indigents des moutons sacrifiés par les familles capables d'investir l'équivalent d'un mois de salaire pour cette fête.

Les préparatifs de l'Aïd el-Kébir (par opposition à l'Aïd el-Seghir -Aïd el-Fitr au Moyen-Orient- la petite fête qui marque la fin du mois sacré de jeûne du Ramadan) donnent lieu à une intense activité commerciale dans les marchés au mouton mais également dans les grandes surfaces et les hypermarchés qui se développent rapidement dans tout le royaume.

Outre le bétail, vendu sur pied entre 30 et 40 dirhams le kilo (3 à 4,50 euros), tout ce qui concerne son exécution, sa préparation et sa conservation est concerné par ce temps fort de l'année commerciale. Couteaux, brochettes, barbecues, réfrigérateurs, congélateurs sont proposés à des prix promotionnels et avec des facilités de paiement.

Les rémouleurs sillonnent les villes et les "douars" (villages) pour proposer leurs services tandis que les routes du royaume sont encombrées de camionnettes, voitures, vélomoteurs transportant des moutons entravés.

Les services vétérinaires et les services de collectes d'ordures sont également très mobilisés pour cette fête célébrée par la quasi-totalité des Marocains. Dans la seule ville de Casablanca, capitale économique du royaume, ce sont plus d'un million d'ovins qui devraient être sacrifiés vendredi posant ainsi un véritable défi logistique aux sociétés de collectes d'ordure et aux pompiers municipaux qui devront maîtriser des milliers de barbecues improvisés sur la voie publique mais également dans les appartements. AP

 http://fr.news.yahoo.com/050120/5/488qq.html

par Khalid bougayou publié dans : Maroc
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Samedi 4 décembre 2004
 

RABAT (Reuters) - Le Maroc se dotera à l'horizon 2015 de sa première ligne ferroviaire à grande vitesse TGV qui divisera par trois le temps de transports entre les principales villes du royaume, écrit samedi l'hebdomadaire La Vie Eco.

Une première ligne reliera Casablanca, capitale économique du pays, à la ville portuaire d'Agadir en deux heures et demie, contre huit heures actuellement. Son coût est chiffré à 22 milliards dirhams (2,63 milliards de dollars), précise l'hebdomadaire qui cite des sources au ministère des Transports.

Des études de faisabilité menées depuis 2002 par la Systra, une société française d'ingénierie spécialisée dans les transports détenue majoritairement par la SNCF et la RATP, ont conclu que l'exploitation du TGV au Maroc serait bénéficiaire.

Le TGV, qui circule à une vitesse avoisinant les 300 km/h, est fabriqué par le groupe français Alstom.

Les autorités gouvernementales n'ont pu être contactées dans l'immédiat.

http://actualite.free.fr/actu.pl?doc=economie/3_2004-12-04T140727Z_01_CHE447205_RTRIDST_0_OFRBS-MAROC-TRANSPORTS-TGV-20041204.XML

par Khalid bougayou publié dans : Maroc
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Mercredi 24 novembre 2004
 

Les téléspectateurs marocains, privés depuis plus d'une semaine des télévisions du bouquet satellitaire TPS, très largement piraté dans le royaume, attendent que les pirates parviennent à décrypter les nouveaux codes, a-t-on observé mardi à Rabat.


 Habituellement, il nous faut à peine quelques heures pour trouver les codes de TPS, mais cette fois, ce bouquet a adopté une technologie plus complexe. Une semaine ne nous a pas suffi", raconte à l'AFP Youssef, un jeune pirate de Rabat.

Les Marocains, habitués à payer 20 dirhams (environ 2 euros) pour leur carte d'accès au bouquet TPS, "râlent et agressent les pirates par téléphone", se plaint Youssef. D'autres se rendent dans les souks de Derb Ghallef à Casablanca (100 km au sud de Rabat) ou dans la joutia - quartier populaire et marchand - de Rabat, deux temples de la contrebande, pour se plaindre auprès des vendeurs de cartes.


 "Sans TPS, les Marocains n'ont plus de télévision!", déplorait Nassira, estimant que "les deux chaînes nationales ne proposent pas de programme intéressant".

Cette fidèle téléspectatrice des chaînes d'information françaises LCI et i-télé, diffusée par le biais de TPS, souligne que beaucoup de Marocains n'ont pas les moyens de payer les abonnements.

"Les Marocains sont en train de vivre l'une des plus dures épreuves de sevrage auxquelles ils ont dû être confrontés. Un véritable cauchemar. La cause: TPS a rendu l'âme", ironisait mardi le quotidien Aujourd'hui le Maroc.

par Khalid bougayou publié dans : Maroc
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Mardi 26 octobre 2004

 Des essaims de criquets pèlerins sont arrivés dans le sud du Maroc au cours des derniers jours et remontent vers le nord, a indiqué mardi un responsable de la lutte anti-acridienne.

  "La sécheresse dans le Sahel ainsi que les vents du sud ont favorisé la remontée d'essaims de criquets vers le Maroc", a expliqué à l'AFP Moha Bagari, un responsable du Poste central de coordination de la lutte anti-acridienne (PCCLA), ajoutant que cette remontée était survenue "particulièrement tôt cette année".
Cette vague de criquets "n'a jusqu'à présent provoqué que des dégâts minimes", a-t-il assuré, assurant que "dès qu'un essaim est localisé, une intervention terrestre ou aérienne a lieu". Une partie du Sahara et de la région de l'Anti-Atlas ont ainsi été traitées.
"Le Maroc va probablement connaître d'autres remontées de criquets" au cours de l'hiver, a ajouté le responsable du PCCLA.
La presse marocaine s'est inquiétée mardi de l'avancée des criquets pèlerins. Le Matin a signalé une "vaste invasion acridienne dans les régions sud et est du royaume".
"C'est le Souss qui est menacé, plus que n'importe quelle autre région du sud", a notamment relevé Al Bayane. Ce journal rappellait qu'il s'agit d'une importante région agricole d'où sont exportés "80% de la production nationale de légumes et plus de 55% des agrumes du Maroc".
En juillet, le Maroc avait déjà connu "une invasion d'une ampleur exceptionnelle" de criquets pèlerins. Quelque 106.000 hectares étaient alors infestés quotidiennement, avaient indiqué les autorités qui ont déployé d'importants moyens de lutte aériens et terrestres contre ces insectes.

(AFP)

par Khalid bougayou publié dans : Maroc
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