France

Mercredi 6 octobre 2004
Le lycée sous le choc après des propos racistes
L'événement Créteil


L'INDIGNATION est à son comble au lycée Saint-Exupéry de Créteil. Hier, plus d'une centaine d'élèves se sont rassemblés devant leur établissement pour protester contre les propos racistes tenus par une secrétaire du lycée. L'histoire remonte à mardi dernier.
Une jeune fille envoyée par le rectorat demande à être reçue pour une inscription tardive. Une dispute éclate avec la fonctionnaire. Trois élèves, restées dans le bureau, affirment avoir alors entendu la secrétaire s'exclamer : « Y'en a marre des bougnoules, vive Le Pen. » Depuis, la nouvelle s'est propagée comme une traînée de poudre dans le lycée, l'ambiance est survoltée. A la sortie des cours, dans les couloirs, partout, on ne parle que de ça. Les lycéens sont très choqués, comme Agathe, élève en terminale littéraire : « C'est inadmissible ! A partir du moment où on est dans un lycée laïque, on accepte toutes les religions. Si cette personne n'est pas d'accord avec ça, elle n'a qu'à aller travailler dans un lycée privé catholique ! En tout cas, nous, on ne supporte pas le racisme ! »
Une enquête administrative a d'ores et déjà été lancée A l'issue de la manifestation d'hier matin, trois élèves ont été reçus par la proviseur du lycée. Ils demandent que la secrétaire présente des excuses et qu'elle soit renvoyée. La mobilisation, en tout cas, est générale. Fatiha, élève en seconde, est rassurée par cette unanimité : « Tout le monde se sent concerné. C'est important qu'on ne laisse pas passer de telles injures. » Les élèves attendent beaucoup du rectorat. Amina espère que la secrétaire sera renvoyée, « dans le cas contraire, je serai déçue, je n'aurai plus confiance ». La direction de l'établissement a envoyé un dossier de sanction au rectorat. Ce dernier a décidé de suspendre de ses fonctions la personne mise en cause. Une enquête administrative a d'ores et déjà été lancée pour déterminer les suites disciplinaires qui seront engagées à son encontre. Elle risque aussi des poursuites pénales après le signalement au procureur de la République.

La secrétaire, absente de l'établissement hier, n'a pu être jointe pour répondre à nos questions.
Par Khalid Groum
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Dimanche 17 octobre 2004
Relaxe requise pour deux policiers accusés de violences sur mineur
Yassine D. avait dû subir l'ablation d'un testicule après son passage au commissariat.

Par Marie-Joëlle GROS samedi 16 octobre 2004

Mardi 10 juillet 2001, Yassine D., 17 ans, entre au commissariat d'Asnières (Hauts-de-Seine) pour un contrôle d'identité. Il en sort deux heures plus tard, est transféré à l'hôpital Beaujon. Le service des urgences constate «une contusion du globe oculaire droit, de multiples érosions cutanées au visage et au cou, de multiples hématomes au cuir chevelu, une contusion du poignet droit, et du dos». Un examen radiologique montre enfin «une fracture du testicule droit». Une ablation est nécessaire.

Jeudi, deux policiers d'Asnières comparaissaient devant la 18e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre pour «violences volontaires par agents dépositaires de l'autorité publique». Au terme de cinq heures d'audience, le parquet a requis leur relaxe, «faute d'infraction caractérisée». A la barre, le gardien de la paix Philippe Guichot, 31 ans, et le sous-brigadier Patrick Detrait, 44 ans, donnent leur version des faits. Vers 17 h 30 ce mardi d'été, les deux passagers d'une voiture garée en double file, sans chauffeur, sont conduits au commissariat pour un contrôle d'identité. Les policiers suspectent un vol de véhicule. D'office, les deux mineurs sont menottés «parce que c'est la règle», expliquent les policiers. Aymen se laisse faire. Mais Yassine proteste qu'il n'a rien fait d'illégal. Le ton monte, cinq policiers «tentent de maîtriser» le mineur qui «se débat violemment» et lance des «insultes».

Rire nerveux. Le chef de poste demande qu'on l'enferme dans une cellule de dégrisement. Dans le couloir qui y mène, Yassine, menotté dans le dos, se déchaîne tellement que sa tête «cogne contre un pylône», explique Philippe Guichot. Le jeune homme donne également des «coups de pied circulaires très violents». Et les policiers «parent les coups» avec leurs genoux. Au fond du commissariat, Yassine tombe sur une fontaine à eau équipée d'un robinet. Et se blesse au testicule droit. Finalement reconduit sur le banc, le garçon ne peut pas s'asseoir. Il se plaint que «ses couilles le brûlent». Pour l'avocate des policiers, qui dénonce «la violence» de Yassine et «la haine des jeunes pour les bleus», ses clients ont effectué «un menottage énergique». Elle insiste : «La version des policiers est criante de vérité !» Un rire nerveux étrangle la mère de Yacine. Le président du tribunal la congédie.

Dégrisement. Mais pour les avocats du garçon et de sa mère, il s'agit bien d'un «passage à tabac». Si les policiers ont finalement renoncé à conduire Yassine en cellule de dégrisement comme l'ordre leur avait pourtant été donné, «c'est parce qu'ils savent parfaitement qu'ils ont fait quelque chose de grave, estiment Emmanuel Nicolino et Eric Charlery. Yassine est sérieusement blessé et il est préférable de le garder à oeil, en cas de syncope.» A la barre, le jeune homme a raconté «les coups avec les poings, les pieds» donnés à l'abri des regards. Dans l'étroit couloir, la main de Philippe Guichot qui lui «colle la tête dans le pylône». Puis les coups de genoux répétés de Patrick Detrait dans ses «parties génitales».

Les avocats rappellent que l'ordonnance de 1945 sur la protection des mineurs interdit formellement qu'on les menotte. Et que dans l'enceinte d'un commissariat, ceux-ci sont placés «sous la protection» de la force publique. Or, les policiers n'ont pas contacté d'avocat, comme la loi y oblige. La mère de Yassine n'a pas davantage été prévenue. En fait, elle ne le sera que beaucoup plus tard dans la soirée, quand les médecins décident d'opérer Yassine, car l'autorisation parentale est obligatoire avant une intervention chirurgicale sur un mineur.

Malgré ces entorses à la procédure, la procureure ne voit «rien qui permette de requérir» une sanction contre les policiers. Certes, la loi interdit de menotter un mineur, mais «cela se fait dans tous les commissariats», relève Dominique Marcilhacy. Il est hors de question, prévient la procureure, que «le ministère public cherche à couvrir des faits graves». Elle ajoute : «Si l'on veut que la police soit respectée, il faut qu'il n'y ait jamais de violences policières.» Et requiert la relaxe. Jugement le 14 décembre.
Par Khalid bougayou
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Dimanche 17 octobre 2004

Il y a quarante-trois ans, le 17 octobre 1961, la police parisienne a fusillé, massacré à coups de crosse et noyé dans la Seine des centaines d'Algériens, qui avaient été appelés par le FLN à manifester pacifiquement contre le couvre-feu décrété deux semaines avant par le préfet de police de la capitale, Maurice Papon.
Le couvre-feu interdisait aux Français musulmans de circuler entre 20h30 et 5h30, et intervenait dans un contexte tendu: en deux mois, les commandos du FLN avaient abattu onze policiers. Le 2 octobre 1961, Maurice Papon avait déclaré: "Pour un coup reçu, nous en rendrons dix". "On vous couvrira, vous serez en état de légitime défense."

"Règlements de comptes" victime-1961.jpg

Quelque 20 à 30.000 personnes avaient répondu à l'appel du FLN. Au cours de la nuit, sur ordre et sous le regard des passants, la police parisienne a jugé au faciès qui devait être arrêté ou tué ou battu à mort. Selon le ministère de l'Intérieur, dirigé par Roger Frey, les violences, des "règlements de comptes entre Algériens", font 3 morts et 64 blessés. Le président de la République Charles de Gaulle et son Premier ministre Michel Debré couvrent Papon: "La manifestation était interdite.

 e préfet de police a reçu mission et avait le devoir de s'y opposer. Il a fait ce qu'il devait faire", déclare le président.
Le journaliste Claude Bourdet de France Observateur, qui avait recueilli le témoignage de policiers la nuit même de la ratonnade, interroge Maurice Papon dix jours plus tard au conseil de Paris. Silence de l'intéressé. La presse est muselée, les livres sont saisis, les archives sont interdites d'accès. Aucun responsable n'est inquiété, ni aucune procédure judiciaire engagée.

200 morts
Plus tard, les photographies d'Elie Kagan, un des rares journalistes à couvrir les événements cette nuit-là, témoigneront de l'horreur. En 1991, Jean-Luc Einaudi publie "La Bataille de Paris, 17 octobre 1961" (Seuil). Lors du procès Papon, il témoigne et relance l'affaire. L'ancien préfet de police porte plainte en diffamation. Jean-Luc Einaudi gagne ce procès, ce qui permettra d'établir officiellement la réalité du massacre, et d'ouvrir les archives du ministère de la Justice, du Parquet de Paris, des Hôpitaux de Paris, de la Gendarmerie, de la Préfecture de Police, des Fonds d’action sociale.
Le bilan de la terrible nuit du 17 octobre 1961, après trente ans de censure -malgré deux livres qui circulaient sous le manteau dès 1962- sera enfin établi: 200 morts, 200 disparus, hommes, femmes, enfants. 12.000 arrestations. 2.000 Algériens envoyés dans le camp d'internement de Béni Messous, à Alger.

Par Khalid bougayou
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Mardi 19 octobre 2004
 En voilà un qui échappe à la règle. Qui a osé dire la stricte vérité. Qui a osé qualifier Israël « d’Etat raciste ».  Tirons-lui notre chapeau.

Il s’appelle Alain Menargues. Il s’agit ici d’un homme qui occupe une position de pouvoir ; il est directeur-général adjoint de Radio France Internationale (RFI). Un honnête homme qui a risqué gros. Pour avoir dit cette vérité inattaquable Alain Menargues se trouve aujourd’hui attaqué par les siens. Par des confrères qui de toute leur carrière n’ont fait que de colporter des vérités officielles, donc des mensonges.

Pas étonnant si le quai d’Orsay - mensonges et hypocrisie d’Etat obligent - a qualifié d’"inacceptable" ce qu’a affirmé Alain Menargues.

Mais quand les syndicats de journalistes, censés soutenir leurs confrères, réagissent vivement contre les journalistes intègres qui affirment - ici Alain Menargues - qu’Israël est un Etat raciste, cela est incompréhensible.

Le devoir de tout journaliste est de rechercher la vérité. Mais il faut le savoir : « Les journalistes intègres ne sont pas foison » disait Roger de Diesbach il y a quelques jours à la Télévision suisse romande. [2]

Qu’ont-ils fait ces journalistes « peu intègres » qui, aujourd’hui, blâment Alain Menargues, pour informer correctement leurs lecteurs/auditeurs en ce mois d’octobre où quasiment tous les médias ont passé sous silence un des massacres les plus monstrueux perpétrés par Israël ? Un massacre tiré sur des semaines qui a dépassé en horreur le massacre de Jenin en 2002.

Je veux parler du massacre contre le camp de réfugiés de Jabaliya. Un des camps les plus miséreux et malheureux de la planète. Plus de 100 civils tués. Plus de 500 blessés, dont de nombreux enfants et jeunes adolescents. Sans parler des milliers de sans abris.

Nul n’a pu percevoir la souffrance réelle de la population de Gaza durant ces années. Le Quai d’Orsay et les syndicats des journalistes devraient condamner les journalistes qui nous cachent la vérité sur les crimes commis par l’Etat d’Israël ; un Etat colonial qui a mis en place un effrayant système d’apartheid.

Protestons contre le Ministère des Affaires étrangères français qui a jugé vendredi "inacceptables" les propos du journaliste Alain Menargues.

Protestons contre ces journalistes complices des crimes de guerre israéliens qui condamnent Alain Menargues ! Rendons hommage au courage d’Alain Menargues en offrant son livre à nos amis.

Sylvia

Par Khalid bougayou
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Jeudi 21 octobre 2004
 Malgré sa décision de porter un bob le jour de la rentrée scolaire, Cennet Doganay a été mise « en quarantaine » dans son propre lycée à Strasbourg. Nous publions aujourd’hui un témoignage de première main d’Amanda Galpi qui relate avec précision comment Cennet Doganay, a décidé de son propre chef de se présenter le crâne rasé afin d’être admise en classe. Amie intime de la famille, Amanda Galpi a été mise dans la confidence depuis août dernier par la jeune lycéenne. Ce témoignage contredit totalement la version caricaturale des médias, notamment celle de l’émission « Soyons directs » diffusée sur M6 vendredi 15 octobre, au cours de laquelle l’animateur Emmanuel Chain a littéralement conclu que Cennet était manipulée.

Il est déplorable de constater comme il est devenu facile de calomnier, et avec autant d’assurance, à la télévision !

L’affaire Cennet doganay est trop « dérangeante » ?

Eh bien, pour éviter que l’opinion publique ne s’emballe, il suffira de dire que la jeune lycéenne au crâne rasé a été manipulée. Il ne peut en être autrement, foi de « super-médias » !

Emmanuel Chain concluait, vendredi soir, son émission sur M6, sur cette évidence et dimanche, l’une des présentatrices d’ « arrêt sur images » lui faisait écho sur la cinquième chaîne !L’adolescente en question est, paraît-il, une marionnette du docteur Milcent, personnage très suspect (le reportage d’M6 était digne d’un polar de Simenon) pour la seule raison qu’il a, par le passé, défendu des filles voilées et qu’il continue à les défendre contre les abus de l’application de la loi du 15 mars qu’il est, d’ailleurs, loin d’être le seul à dénoncer.

Ainsi donc, c’est « ce sombre personnage » qui aurait commandé à Cennet Doganay de se raser la tête ? Il est regrettable de constater que l’on continue à présenter les musulmanes qui portent un foulard comme des aliénées, privées de leur libre arbitre par un mâle dominateur qui les tient à leur merci. Ce vieux cliché a, décidément, la dent dure !

Devant tant d’injustice, je ne pouvais me taire plus longtemps. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’écrire cet article, afin de rétablir la vérité sur l’histoire de Cennet qui est l’une de mes anciennes élèves.J’ai été l’une des toutes premières personnes à avoir été mises, par Cennet elle-même, dans la confidence concernant sa décision de se raser la tête si on ne l’acceptait pas en cours avec un couvre -chef n’ayant rien de religieux.

C’était au mois d’aôut dernier. L’été durant, la même question tourmentait la jeune fille : Comment suivre une scolarité normale sans enfreindre ce qu’elle considère comme un commandement divin ?

Raser l’objet du conflit lui apparaissait avec une évidence croissante, à mesure que la rentrée approchait, comme la solution salutaire. Les parents de Cennet ne voulaient pas entendre parler d’un tel geste qu’ils jugeaient humiliant et violent et s’affairaient à chercher pour leur fille un établissement privé, français ou étranger, qui veuille bien l’accepter avec son foulard. Mais en vain...

Le jour de la rentrée, l’adolescente se présente au lycée coiffée d’un joli bob mais elle est sommée de l’ôter. Devant son refus, elle est conduite dans une salle aux fenêtres haut perchées d’où l’on ne peut pas voir à l’extérieur.

Durant quelques jours, elle sera isolée dans cette salle, puis, à la demande de sa mère qui proteste contre le fait que sa fille soit ainsi mise en quarantaine, on la transfère successivement dans le bureau de la proviseure et dans celui de son adjointe.

Elle n’aura, néanmoins, pas le droit de sortir en récréation dans la cour de l’établissement.

Le 5 septembre, Cennet passe à l’acte. Elle commence à couper ses cheveux, seule, puis elle supplie sa mère puis son père de finir « le travail ».La jeune fille est décidée d’aller en classe « sans couvre-chef » aucun, mais son père s’y oppose, ne voyant pas en quoi sa fille serait hors la loi avec son béret !

Le 28 septembre, Cennet n’y tenant plus et plus que jamais décidée à « rejoindre les autres, en classe » même chauve, obtient la permission de son père. Celui-ci en informe alors le comité « 15 mars et libertés » et demande à ce que la presse et les médias soient présents pour le matin du « dévoilement » du crâne rasé « Tant qu’à faire, je veux que le monde entier sache ce que ma fille a été obligée de faire pour pouvoir étudier ! » a-t-il dit

Devant les caméras de France 3, ce premier jour d’octobre, Cennet expliquera qu’elle a accepté de parler aux journalistes, pour démentir le fait que la rentrée s’était « très bien passée » comme l’avaient fièrement annoncé les politiques et les médias !

La loi anti-voile est source de souffrance pour nombre de collégiennes et lycéennes dévoilées de force ainsi que pour leur proche entourage. Pour toutes ces personnes meurtries dans leur amour- propre, la rentrée a été un vrai désastre !

Présenter des émissions télévisées jugeant les gens à la légère est un irrespect de la dignité humaine et un déni de la souffrance d’autrui......

Par Khalid bougayou
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Vendredi 22 octobre 2004
Le rapport Rufin est "intéressant" mais "il dérape" et "joue au pompier pyromane" lorsqu'il propose la pénalisation des accusations de racisme portées contre un Etat, affirme mardi Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH). "Je prends acte de l'analyse portée sur l'immigration, sur la proposition de légiférer séparément de la loi sur la presse, mais je suis dubitatif sur la judiciarisation des manifestations de racisme à l'école, et pour le reste, je note un déséquilibre entre l'antisémitisme et les autres racismes", affirme M. Tubiana, qui se dit "désagrébalement surpris de la proposition d'un observatoire de l'antisémitisme". "Pourquoi faire un observatoire spécialement sur l'antisémitisme ?", interroge-t-il. Reprochant à l'auteur du rapport de "ne prendre aucune distance", et de "réintroduire le débat sur le conflit du Proche-Orient", Michel Tubiana souligne que la FIDH (fédération internationale des droits de l'Homme) tomberait sous le coup de la loi si la proposition Rufin de pénaliser l'antisionisme était adoptée, "puisqu'on a écrit et on maintient que le régime réservé aux arabes israéliens est un régime discriminatoire". Jean-Christophe Rufin "assimile toute critique du gouvernement israélien à l'antisémitisme, c'est un parti pris déplacé dans un rapport sur le traitement du racisme et de l'antisémitisme", conclut Michel Tubiana.
Par Khalid bougayou
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