On peut tirer au moins trois leçons de la coupe du monde de football. Les voici :
La première leçon concerne la vitesse avec laquelle on descend quelqu’un et la vitesse avec laquelle on le porte aux nues de nouveau. Je parle ici des medias qui ont vomi sur Domenech lors des débuts difficiles de l’équipe de France dans le mondial, et qui ensuite l’ont encensé, après un ou deux succès.
La deuxième leçon c’est que la France entière était derrière son équipe. Même les racistes, ceux qui veulent expulser les noirs et les arabes. Mais l’équipe de France serait quoi sans eux ? Sagnol et Ribery joueraient à peu près à deux les balles que Barthez leur enverrait... Alors, il faudrait, une fois pour toutes, savoir si on en veut des noirs et des Arabes, Si on ne les veut que quand ils se font descendre pendant la guerre et quand ils gagnent des médailles sur les stades pour les bons petits Français bien blancs qui votent LePen et voteront pour que sarkozy karchérise les banlieues infestées de ces hôtes indésirables, mais qu’on ne veut pas d’eux dans les entreprises ni dans la vie publique.
La troisième leçon concerne l’incident avec Zidane. La presse a critiqué son geste. Et pourtant il y a fort à parier que Zizou a réagi viscéralement sous pression d’une provocation dont on ne saura pas si elle est individuelle ou collective et donc préméditée. Marco Materazzi a saisi Zidane sur son épaule blessée, en le faisant probablement exprès, et a vraisemblablement prononcé des insultes terribles, que Zidane n’a pu encaisser. Peut être des insultes concernant la famille de Zizou, ou autre chose tout aussi inadmissible. Alors, si c’est le cas, et si on le sait un jour, c’est ça le sport ? Et quelle est la valeur de la victoire italienne si ce subterfuge cynique et totalement déloyal a été utilisé pour évincer Zidane et éviter la précision de ses tirs au but. S’il avait tiré au lieu de Trézéguet, qui jouait contre plusieurs de ses amis italiens du même club, Zidane aurait pu faire basculer le résultat.
On le voit, on ne prend pas que du plaisir lors de la coupe du monde de football, on prend aussi des leçons de ce qui s’est passé. Et si c’est moins plaisant, c’est encore plus salutaire.
Ashoka.

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Le double champion olympique à Athènes (1.500 et 5.000m) prendra part également au meeting euro-africain qui réunira les sélections des deux continents le 17 septembre 2005 à Tanger.
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