MADRID (AP) - Les musulmans espagnols demandent à la commission d'enquête sur les attentats du 11 mars à Madrid de ne pas user et abuser du terme "islamiste" ou "islamique" pour qualifier les terroristes, comme le font couramment les médias.
Dans une lettre publiée jeudi par le quotidien El Pais, Ria Tatary, président de la commission islamique espagnole, écrit que "malheureusement (ces termes) sont utilisés trop fréquemment dans les cercles politiques, journalistiques et éditoriaux, pratiquement au quotidien, créant un sentiment d'alarme dans l'opinion publique".
"Le terrorisme est perçu dans le monde de l'islam comme un crime à l'instar du génocide, les deux étant des crimes contre l'humanité", poursuit--il. Il souligne que les terroristes se revendiquant de l'islam méprisent tous ceux qui ne pensent pas comme eux, y compris leur coreligionnaires. Il rappelle que des musulmans ont trouvé la mort le 11 mars, dont un imam.
Les attentats de Madrid, qui ont fait 191 morts et 1.800 blessés, ont été imputés à des musulmans radicaux qui mettent en avant leur foi combattante pour justifier leur action meurtrière. Dix-huit personnes, des Marocains en majorité, sont poursuivis dans le cadre de ces attentats commis dans des trains de banlieue. AP
http://fr.news.yahoo.com/041223/5/47051.html
Par Khalid bougayou
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Vendredi 24 décembre 2004
Treize Africains sont morts jeudi lors de leur traversée clandestine vers l'archipel espagnol des Canaries, où affluent chaque année, au péril de leur vie, des milliers de victimes d'un trafic d'être humains organisé à partir des ports d'Afrique de l'Ouest.
Les treize hommes ont été retrouvés, au large de l'île de Fuerteventura, morts de froid, dans une barque à la dérive qui transportait au total 43 personnes dont quatre ont dû être hospitalisées en raison de leur grave état d'hypothermie.
L'un des survivants a raconté que les immigrants avaient fait le voyage, par des températures glaciales, le corps à demi plongé dans l'eau qui avait envahi tout le fond du bateau. L'embarcation avait quitté lundi en début de soirée la côte africaine, a-t-il ajouté, sans vouloir préciser davantage leur point de départ.
La garde civile exclut désormais formellement que ce bateau remorqué jeudi jusqu'au port de Gran Tarajal soit celui qu'elle recherche depuis mardi, avec à bord 37 personnes dont trois enfants en bas âge, selon les renseignements transmis par un passager qui avait donné l'alerte mardi après-midi par téléphone portable.
Les recherches pour retrouver ce bateau, à la dérive à la suite d'une panne de moteur, reprendront vendredi.
Un autre bateau à la dérive transportant 42 immigrants d'origine subsaharienne avait été retrouvé mercredi près de l'archipel atlantique espagnol, avec à bord deux hommes morts de froid. Un autre était porté disparu après être tombé à l'eau lors du sauvetage du bateau.
Dans un premier temps, la garde civile avait également cru que ce bateau était celui qu'elle recherchait depuis mardi.
Depuis le début 2004, en comptant les 13 morts retrouvés jeudi, au moins 133 personnes sont mortes ou portées disparues lors de traversées d'embarcations assurant le trafic d'immigrants clandestins entre l'Afrique et l'Espagne, selon une compilation des données officielles espagnoles.
L'archipel des Canaries, au large du littoral atlantique du Maroc, est avec le détroit de Gibraltar le principal accès maritime des réseaux d'immigration clandestine vers l'Espagne.
http://www.menara.ma/infos/includes/detail.asp?article_id=6551&lmodule=usa
Parce que l'on en parle pas assez
Par Khalid bougayou
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