Publicité

Google

Recherche

Vendredi 14 juillet 2006

bombardement israeliens au Liban
Vidéo envoyée par khalidoune
publié dans : A lire à écouter ou à voir
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 22 mai 2006

Par Ahmed Djouder, écrivain et éditeur. Auteur du livre « Désintégration » paru aux Editions Stock.(05/05/2006)

L’idée actuelle d’intégration prête à rire, mais jaune. Pendant quelques décennies, après la Seconde Guerre mondiale, les hommes politiques français ne souhaitaient pas que les immigrés s’intègrent. Des mesures avaient été prises pour empêcher ces gens, venus d’Afrique notamment, de trop aimer la France. Le besoin de cette main-d’œuvre docile et peu exigeante n’ayant pas cessé, les années ont passé et il n’était tout simplement pas humain de maintenir loin de leur famille les hommes immigrés. Finalement, une loi sur le regroupement familial a été votée. Les enfants d’immigrés, bien français aujourd’hui, ont grandi avec l’idée qu’un jour ils repartiraient dans leur pays d’origine. La montée de l’extrême droite dans les années 80 n’a d’ailleurs fait que renforcer le sentiment d’être indésirable.

Aujourd’hui, on entend dire : “Ils ne se sont pas intégrés les bougres !” De qui parle-t-on ? Si l’on parle des immigrés âgés, en France depuis plus de trente ou quarante ans, alors effectivement ils ne sont pas intégrés dans le sens où on ne leur a pas donné de cours de langue française. “On” a oublié de les instruire. Ces gens ne sont pas allés chercher l’“extraordinaire” culture française parce qu’ils sont dans la classe des pauvres. Lorsqu’on est pauvre, on est dans la survie, on pense à manger, à avoir un toit et à élever ses enfants.

La culture ou l’envie d’être français, ce n’est pas leur souci premier. Si l’on parle des enfants d’immigrés, la plupart ont une instruction minimale et se fondent assez bien dans la population française. Reste que certains employeurs, certains propriétaires peinent à les intégrer. Il faut voir alors l’intégration dans l’autre sens : l’acceptation par les Français de ces immigrés et de leurs enfants, et surtout de l’histoire qui les a placés ici en France.

Mais quand on veut parler d’intégration, on pense surtout aux jeunes Beurs et Blacks qui “sèment” la terreur dans les villes. Et là, l’intégration est le terme plus correct pour évoquer une sorte de domestication. En faisant des immigrés et de leurs enfants des boucs émissaires, en les traitant comme des bêtes sauvages à dompter, des races à sélectionner et à mettre au pas, la France opte pour une politique primitive et dangereuse.

Fermeté et rigueur, tels sont les mots d’ordre. La France endosse le rôle de la mauvaise mère, qui punit, prive et castre en croyant agir pour le bien de ses enfants. La mauvaise mère crée des êtres révoltés qui se retournent tôt ou tard contre elle. La crise des banlieues et les manifestations anti-CPE en sont les illustrations parfaites. Doit-on supprimer les mots “égalité” et “fraternité” de la devise républicaine pour rendre sa cohérence à la France ? Le gouvernement français n’a-t-il pas compris que diriger un pays signifie servir, pacifier, rassembler, réconcilier, unir ?

Source: Metro
par Yabiladi publié dans : A lire à écouter ou à voir
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 25 juillet 2005

« L’homme tué par des policiers vendredi à la station de métro Stockwell dans le sud de Londres n’était pas lié à l’enquête sur les attentats jeudi dans la capitale britannique, a annoncé samedi Scotland Yard »

L’homme avait la peau dorée du soleil Pakistanais.
L’homme était vêtu d’un épais manteau rembourré.
En plein Eté
Les pieds ancrés dans la rame de métro.
A-t-on idée de se promener avec une épaisseur de textile anormale ?
Peut-être l’homme avait-il froid ?
Ce froid qui glace l’intérieur des tripes lorsque l’on se sait, traqué, par la couleur d’une peau
Qui parle à votre place
Etoffant les préjugés
D’autres hommes en sueur
Guidés par la paranoïa débordante
Mutilant
En cinq coups à bout portant
Le crâne d’un homme
A même un quai débordé par des silhouettes
Aux paupières horrifiées.

Un pistolet noir automatique dans une main gauche Des doigts noueux qui pressent la détente Au nom de l’opération terroriste en cours Sésame approuvé et éprouvé Du tout sécuritaire...

Un témoin, Mark Whitby, a vu l’homme monter dans un wagon du métro. « Il est monté dans le train et j’ai regardé son visage. Il regardait de gauche à droite, mais il avait vraiment l’air d’un lapin, d’un renard traqué ». « Il avait l’air absolument mort de peur », a-t-il ajouté. Les policiers, explique-t-il, étaient à moins d’un mètre derrière lui. « Ils ont déchargé cinq coups sur lui. Je l’ai vu. Il est mort, cinq coups, il est mort ».

L’homme avait la peau dorée du soleil Pakistanais
L’homme était vêtu d’un épais manteau rembourré
L’homme est entré dans le métro en trébuchant
Peut-être l’homme parlait-il mal l’anglais ?
Il ne comprenait plus la langue
Elle lui échappait
Il courait en hallucination désoeuvrée
Ralenti dans sa course effrénée
Par l’épaisseur de ses oripeaux
Et les hommes en sueur
Continuaient à le traquer
A la station de Stockwell
Dans le sud de la ville
En cinq coups à bout portant

Un pistolet noir automatique dans une main gauche Des doigts noueux qui pressent la détente Au nom de l’opération terroriste en cours Sésame approuvé et éprouvé Du tout sécuritaire...

« Il faut comprendre que chaque mort est profondément regrettable mais, à ma connaissance, l’homme a reçu des sommations et refusé d’obéir aux instructions de la police"

L’homme avait la peau dorée du soleil Pakistanais
L’homme était vêtu d’un épais manteau rembourré
Il n’avait ni pistolet, ni arme dans la main
Seulement cette couleur de peau
Indélébile
Peut-être que l’urine de la trouille
Coulait entre ses jambes ?
Mais il ne pensait qu’à courir
Et à attraper le premier wagon d’évasion_
Pour retrouver sa maison
Et respirer à l’intérieur des murs familiers
Sans crainte du regard des autres
Kamikazé
En cinq coups à bout portant
Le crâne d’un homme
A même un quai débordé par des silhouettes
Aux paupières horrifiées.

Un pistolet noir automatique dans une main gauche
Des doigts noueux qui pressent la détente
Au nom de l’opération terroriste en cours
Sésame approuvé et éprouvé Du tout sécuritaire.

Une bavure
Un fait divers
Un épais manteau trop rembourré...

La fusillade est justifiée
Par l’opération terroriste en cours
Terrorisons les terroristes
Les passants et les hommes à la peau sucrée.

Aux racines du soupçon
Sans sommation

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Scotland Yard a exprimé ses regrets d’avoir abattu un innocent. La police britannique a par ailleurs arrêté deux suspects vendredi et les interroge.

Le maire souhaite que 200 policiers patrouillent les quais du métro.

En cinq coups à bout portant

Ca vous rassure ?

par Franca Maï publié dans : A lire à écouter ou à voir
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 3 juin 2005

Diffusion le samedi 04 juin  2005 à 01:35  sur Arte

CHECKPOINT
Réalisé par Yoav Shamir
(Israel, 2003, 58mn)
ZDF
Prix Joris-Ivens Amsterdam 2003
Prix Golden Gate San Francisco 2004
Meilleur documentaire Toronto 2004
Prix spécial documentaires Entre-vues Belfort 2004
Sélectionné pour le Prix ARTE du documentaire
(Prix du cinéma européen 2004)


En filmant le quotidien des points de contrôle obligés entre les territoires palestiniens et Israël, Yoav Shamir présente un condensé magistral des absurdités engendrées par le conflit.


ZDF © Amythos Films/Eden Productions
Parmi les 3 millions de Palestiniens qui résident en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, nombreux sont ceux qui doivent régulièrement se déplacer pour se rendre à l'école, à l'université, à des consultations médicales ou pour faire des achats. Mais toutes ces activités, apparemment banales, supposent de passer par un point de contrôle israélien. Chaque passage est une épreuve. D'un côté, les soldats israéliens effectuant là une partie de leur service militaire, souvent mécontents du système de contrôle difficile à gérer, sont perpétuellement sous tension et redoutent des attentats. Ils font rarement preuve d'une réelle animosité à l'encontre des Arabes, mais s'ils veulent accomplir leurs tâches en suivant minutieusement les instructions, ils ne peuvent qu'être mal perçus par les Palestiniens. Car de l'autre côté, ces derniers se sentent humiliés de devoir faire la queue durant des heures, d'avoir à déballer leurs sacs au vu et au su de tous, à livrer les noms des lieux où ils se rendent ou des personnes qu'ils veulent voir, à laisser fouiller leurs voitures. Et il suffit d'un regard, d'une légère entorse aux règles ou d'un moment de mauvaise humeur d'un garde-frontière pour que tout bascule...

LES PETITS PLUS
Sur le vif
Avec simplement des scènes prises sur le vif et des dialogues entre militaires israéliens et civils palestiniens, Yoav Shamir rend visibles avec force la détresse et les injustices liées à cette situation absurde. Même si les échanges ne sont pas toujours amènes, il sait aussi faire place à l'humour et à la tendresse, en soulignant les comportements empreints d'humanité qui se manifestent dans les deux camps.
par Rachid publié dans : A lire à écouter ou à voir
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Mercredi 2 février 2005

 

La souffrance de femmes humiliées, victimes de mépris, de propos calomnieux, de comportements provocateurs, d'agressions physiques.

La souffrance morale aussi : Celle, principalement, qu'a provoqué une législation récente en France, indiquant la présence troublante, quoique inconsciente, on doit le supposer, d'une sorte de discrimination d'Etat.

Une idéologie de division qui a ses enseignements et ses tribunes, ses auteurs et ses livres, s'est emparée en effet d'instruments de propagande puissants et officiels.

Elle les manipule.

Et elle distille ainsi ses suggestions délétères à travers eux, sous les alibis les plus irréprochables de la tolérance et de la concorde. Elle peut donc abuser sans cesse une opinion passivement consentante, et sur la réalité des faits et sur la légitimité des moyens employés.

La perception collective n'est guère prévenue de manière critique pour pouvoir s'y opposer…

 

Louisa Larabi Hendaz est diplômée de l’université Pierre et Marie Curie – Paris VI – en mathématiques. Elle a dirigé pendant plusieurs années L’Union Nationale des Femmes Musulmanes de France qui a donné naissance à l’Ecole d’arabe Lamalif. Elle a participé également à de nombreux séminaires et colloques dans différents domaines socioculturels en Europe et en Egypte où elle a, par ailleurs, suivi une formation en langue arabe

 Jean-Marc Trigeaud qui a réalisé la préface est professeur de philosophie de droit à l’Université Montesquieu Bordeaux IV. Il est également rédacteur en chef aux Archives de philosophie du droit (Paris, Sirey) et membre de la direction de nombreuses revues internationales dans sa discipline

par Khalid Bouga publié dans : A lire à écouter ou à voir
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Dimanche 2 janvier 2005

Vous pouvez voir le débat entre Ardisson et Dieudonné qui a eu lieu sur le plateau de Tout le monde en parle:

Vous pouvez télécharger l'émission (fichier avi) dans le lien ci-dessous:(clique à droite "enregistrer  la cible sous.."):

 http://muad691.free.fr/dieudo/dieudochezTLMEP.avi

par Khalid bougayou publié dans : A lire à écouter ou à voir
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander
blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus