Le risque d'une catastrophe environnementale globale laisse planer le spectre d'une Terre qui court irrémédiablement à sa perte. Le protocole de Kyoto témoigne d'un engagement de la communauté internationale sur la voie de la raison écologique, mais le combat est loin d'être gagné.
"Personne ne peut dire exactement à quoi ressemble une planète quand elle tombe malade, mais la Terre pourrait en être un exemple. Oubliez l'idée selon laquelle le réchauffement climatique global est d'une tiède urgence et que cela pourrait prendre des décennies. Désormais et de façon inattendue, la crise est devant nous." Dans sa dernière livraison, Time veut tirer la sonnette d'alarme. "Soyez inquiet, très inquiet", titre en une le magazine américain, montrant la photo d'un ours blanc sur un morceau de banquise, symbole de la menace que font peser les changements climatiques sur notre habitat.
Le pire est à venir", prévient Time, qui établit une liste d'espèces animales et végétales menacées d'extinction. "Arbre à carquois", "éléphant d'Afrique", "bernache à cou roux", mais aussi des dizaines de papillons et de grenouilles. "Ce qui inquiète particulièrement les scientifiques, c'est que si nous en sommes aux prémices du réchauffement, les pertes constatées et les espèces menacées pourraient n'être qu'un avant-goût de ce qui nous attend. D'après une étude, plus d'un million d'espèces à travers le monde pourraient s'éteindre d'ici à 2050."
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Pour Time, la fréquence et la violence des catastrophes naturelles de ces derniers temps sont un signe de l'actualité des changements climatiques. "Il y a toujours eu des catastrophes et il y en aura toujours. Mais quand elles frappent aussi fort et aussi vite, quand l'urgence devient un lieu commun, c'est que quelque chose tourne vraiment mal. Ce quelque chose, c'est le réchauffement global", assure Time, qui adopte un ton volontairement alarmiste.
The Independent n'est pas en reste. Particulièrement engagé sur les questions environnementales, le grand quotidien de gauche britannique fait quasiment œuvre de pédagogie à l'égard de ses lecteurs. Une ligne éditoriale qui trouve son aboutissement dans sa couverture datée du 29 mars 2006, consacrée exclusivement au "grand réchauffement climatique". "Votre monde. Vos propos", titre en une The Independent, qui publie une sélection de lettres et de courriers électroniques de lecteurs invités la veille à s'exprimer sur le sujet. Pour ce faire, le député travailliste Colin Challen a publié une contribution éditoriale en forme d'appel : "Nous devons imaginer l'inimaginable et convaincre les électeurs." C'est en tout cas le programme que s'est fixé le nouveau Groupe parlementaire sur les changements climatiques, présidé justement par Colin Challen.
La suite ici: http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=61441&provenance=accueil&bloc=01
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Bonjour, dit le ministre le plus important.
n novembre 2005, les émeutes dans les banlieues vous ont fait réagir. Aujourd'hui, ce sont les étudiants qui expriment leur colère. Comprenez-vous ce mouvement ?
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