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Hicham : Oui, c’est dur, très dur. Surtout depuis le dernier massacre de femmes et d’enfants sur la plage. Malheureusement les Israéliens tuent tous les jours des civils ici Gaza et en Cisjordanie. Personne n’en parle d’habitude. Quand, comme vendredi passé, leur crime est devenu trop visible et soulève des protestations, dans un premier temps les portes paroles militaires s’empressent de dire que des experts vont faire une enquête, parfois s’excusent. Puis, dans un deuxième temps, ils se rétractent, sèment le doute, laissent entendre que ce n’était probablement pas depuis leurs positions que les tirs sont partis, pour finalement faire dévier la responsabilité sur le Hamas, sur les victimes. C’est toujours ainsi qu’ils ont masqué leurs crimes et ont trompé l’opinion. Jamais nous n’avons vu les résultats de leurs enquêtes. Jamais nous n’avons vu juger les criminels qui ont déjà tué des milliers d’enfants et en ont blessés des dizaines de milliers. Jamais nous ne voyons vos gouvernements réagir avec fermeté contre les brutalités qu’Israël nous fait subir.
S.C.- La non reconnaissance de ces tueries, le refus d’Israël d’admettre que vous êtes les victimes, vous la ressentez comme offensante ?
Hicham : Bien sûr. Ils arrivent toujours à retourner leurs crimes, contre nous, en leur faveur. Quoi qu’ils fassent de terrible, ils ont l’appui des Etats-Unis. Vous aurez constaté que Bush est le seul chef d’Etat en Occident qui n’a pas condamné ce massacre. Les Etats-Unis ont simplement réitéré que les Israéliens ont droit à l’auto-défense ! Or il s’agit d’armes de guerre utilisées contre des civils. Nous n’avons aucun droit : ni celui d’être protégés ni celui de nous défendre.
S.C.- Après la tuerie, Ehud Olmert a dit qu’Israël possède l’armée la « plus morale du monde » et le chef des son armée a affirmé que les tirs d’obus sur la plage, étaient une riposte aux tirs de roquettes palestinien ?!
Hicham : Mais une riposte à quoi ? De quelle moralité l’armée israélienne peut-elle vraiment se prévaloir ? Ils n’ont jamais cessé de nous attaquer et de nous tuer depuis des années ! Depuis 16 mois le Hamas a respecté la trêve signée au Caire et n’a lancé aucune roquette. Quant à ces roquettes artisanales elles ne menacent pas Israël, mais c’est une manière pour les gens de lever la tête, de dire « on ne se couche pas ».
S.C.- Que ressentez-vous à l’idée d’être à la totale merci de forces invincibles ?
Hicham : Une souffrance énorme. Mais aussi, depuis que des militants du Hamas ont annoncé que la trêve était rompue, les gens sont un peu soulagés.
S.C.- Les gens du Hamas qui ne possèdent que quelques fusils dérisoires n’ont aucune chance d’en réchapper ! Si les Palestiniens défient Israël par des actions armés, celui-ci ne répondra-t-il pas avec une brutalité accrue ?
Hicham : La population considère qu’après toutes les souffrances et les privations imposées par Israël, elle n’a plus rien à perdre. Nous n’avons que nos vies. Le peuple palestinien est déterminé à sacrifier sa vie pour la Palestine et Jérusalem. Avec ses agressions Israël à réussi ce qu’il voulait : tirer le Hamas vers la confrontation.
S.C.- Vous voulez dire que le Hamas n’a pas eu le choix ? Qu’il se devait vis-à-vis de la population, qui crie vengeance, de réagir ?
Hicham : Les gens sont en colère. Ils ne peuvent plus supporter de voir les Israéliens multiplier les humiliations et les massacres de leurs enfants sans qu’il y ait un sursaut. Voilà pourquoi, quand les Brigades Ezzedine et-Kassam ont annoncé qu’elles allaient venger les tueries, cela a été bien accueilli.
S.C.- Vous êtes payés pour savoir que face à cette armée de guerre vous n’avez pas d’armes et que vous allez vous faire tuer avant même que votre coup de fusil ou de roquette ne soit tiré ?!
Hicham : Les Palestiniens n’ont que ce chemin là. Quelques fois ils y a des réussites.
S.C.- N’y a-t-il pas d’autres moyens de lutte pour vous faire entendre ?
Hicham : D’autres moyens ? Mais quels moyens ? Comment nous défendre face à la barbarie d’Israël ? On n’a que nos corps comme force pour nous battre contre les forces de l’armée israélienne. On ne peut que se faire sauter nous-mêmes. Voulez-vous que l’on laisse Israël tuer, tuer, tuer, sans rien dire ni réagir jamais ? Depuis 16 mois le Hamas n’a fait aucune opération suicide en Israël. Les Israéliens, eux, n’ont jamais cessé de venir ici pour nous agresser, nous tuer. Malgré le fait que les colons ont quitté Gaza, on n’a jamais pu se débarrasser d’eux : les Israéliens sont toujours présents avec des colonnes de tanks le long de Gaza, avec des drones, des F16, des hélicoptères qui tournent au dessus de nos têtes, avec des navires de guerres. Ils ont lancé des milliers de bombes sur Gaza ces derniers mois. Et ils continuent de lancer des Bang bombes au bruit insupportable qui effraye nos enfants jour et nuit.
S.C.- Le Référendum n’est-il pas une idée des Etats-Unis, comme cela s’est dit destinée à aider Mahmoud Abbas(2) à se défaire du gouvernement du Hamas ?
Hicham : Les dirigeants du Hamas ont qualifié ce referendum de « coup d’Etat ». C’est sur que le Fatah cherche à pousser le Hamas hors du Parlement et du gouvernement.
S.C.- D’après un sondage, financé par les Etats-Unis, 85 % des Palestiniens seraient d’accord avec ce référendum. Est-ce exact ?
Hicham : Ce sondage n’est pas crédible. Abdelkhaleq Al-Natché et Bassam Al-Saadi, deux cadres du Hamas et du Jihad qui parmi les prisonniers avaient signé ce document soumis au vote par Abbas, ont retiré leur signature. Ils n’ont pas accepté qu’Abbas sorte ce texte du contexte et s’en serve pour exercer un chantage sur le gouvernement Hamas. Si Abbas persiste à maintenir ce referendum, il apportera un coup terrible à son peuple et une victoire à Israël.
S.C.- Mais Israël n’a-t-il pas laissé entendre qu’il n’est pas favorable à ce référendum ?
Hicham : Ils disent qu’ils ne sont pas favorables, en espérant que l’on va voter oui. Si Abbas persiste dans cette voie, Israël sera le seul gagnant dans cette histoire. Le but du gouvernement israélien est de nous mener vers une guerre civile.
S.C.- Donc ce référendum risque de casser le peuple en deux ?
Hicham : C’est fait. Le peuple est déjà cassé en deux et se trouve malheureusement, aujourd’hui, avec un nouvel ennemi : le parti du Fatah qui n’a pas digéré son échec électoral.
S.C.- Si le référendum est maintenu pensez-vous que les gens en grande difficulté, finiront par voter oui ?
Hicham : Mais sur quoi vont-ils pouvoir voter ? Sur les résolutions des Nations-Unies ? C’est une catastrophe de demander aux gens de voter pour ou contre des résolutions internationales ! Ces résolutions ne peuvent pas être soumises à négociation ou chantage. Je ne crois pas que ce vote se tiendra. Soit Abbas accepte de dialoguer avec le Hamas, soit il y aura une guerre civile. C’est à cette extrémité qu’Abbas, conseillé par le consul américain Jack Wallace, va mener son peuple s’il s’obstine à maintenir ce référendum.
S.C.- Peut-on penser que les massacres, commis par Israël en une période aussi critique, sont une manière d’intervenir dans vos affaires pour accroitre la tension ?
Hicham : Oui, on peut le croire. Le but qu’Israël cherche à atteindre par ses massacres répétés est d’accroitre la frustration des gens et pousser la résistance à réagir. Cela fait plus d’une année qu’Israël mène de grandes opérations pour tirer le Hamas vers la confrontation.
La suite ici: http://www.islamiya.info/modules.php?name=News&file=article&sid=6223
Nous publions ci-dessous les extraits d’un article paru sur le site d’europalestine qui évoque un entretien hallucinant du maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) Xavier Lemoine accordé au journaliste d’ Haaretz, Daniel Ben Simon.
http://www.haaretz.com/hasen/spages/725064.html
Mais lisons maintenant les propos de Lemoine, rassemblés sous le titre évocateur « C’est eux ou nous ! », par le complaisant Daniel Ben Simon.
« Ecoutez », déclare Lemoine en montrant, de la fenêtre de son bureau, le quartier des immigrés, « ce sera eux ou nous. S’ils gagnent, on est morts. Moi je suis catholique, français et fier de l’être, et je n’ai pas l’intention de vivre comme un dhimmi (un non-musulman bénéficiant d’un statut protecteur dans les pays musulmans, note de Daniel Ben Simon) dans mon propre pays ».
« On n’est pas comme eux, et ces gens ne représentent pas la France. On est plongé dans une guerre islamique qui se déroule dans le monde entier, en Iran, en Irak, au Pakistan et en Afghanistan. Tout ce qui se passe là-bas a des répercussions ici en France, et cela influence les immigrés ».
« Cela se passait deux mois après le 11 septembre. Il y avait eu un concours de dessins dans les maternelles et les écoles primaires. J’ai été sidéré de voir que 20% des enfants, tous musulmans, avaient peint Oussama Ben Laden en héros. Cette découverte me donne encore la chair de poule ».
Selon Daniel Ben Simon, Xavier Lemoine fait un cauchemar récurrent, dans lequel les immigrés s’échappent de leurs habitations, et viennent mettre le feu à la ville !
Xavier Lemoine considère aussi que « les Juifs sont nos alliés dans cette lutte », écrit encore Daniel Ben Simon (...)
« Cela me fait mal de penser que mon pays a honte de sa culture et de ses valeurs. Quand la France renie sa propre histoire et passe son temps à s’excuser de l’esclavage, de ses conquêtes et du colonialisme, faut-il s’étonner que les immigrés relèvent la tête, qu’ils s’en prennent à la France, et qu’ils ne la respectent pas ? Malheureusement, la France ne leur a pas demandé de changer. Elle les autorise à parler arabe, et à cultiver leur héritage, aux dépens de la culture française »
La construction d’une mosquée devrait bientôt commencer à Montfermeil, poursuit Ben Simon, qui semble s’émouvoir du fait que l’édifice religieux aura un minaret de 12 mètres, et que Lemoine a finalement renoncé à s’opposer au projet.
« Lemoine espère que les offices religieux et l’ouverture de ce lieu de culte permettant aux musulmans de se rassembler sera facteur d’apaisement des tensions. Mais il ne se fait pas d’illusions », écrit Ben Simon, avant de laisser le dernier mot au maire de Montfermeil :
« C’est un combat entre deux cultures. C’est une guerre entre l’Islam et la culture occidentale. La France et l’Europe sont en danger. Si nous ne sommes pas capables de prendre la mesure de la menace musulmane, alors nous sommes en grand péril ».
http://www.oumma.com/article.php3?id_article=2077
Cette semaine, je ne vais pas faire preuve d’originalité car comment ne pas vous parler de la Coupe du monde de football ? Avant tout, je suis désolé de remuer le couteau dans la plaie puisqu’il paraît qu’un méchant cheikh d’Arabie n’a pas voulu vendre les droits du Mondial à la télévision algérienne (je fais partie d’une génération qui dit encore la RTA !). Il paraît aussi que les décodeurs piratés ne servent plus à rien et que certains débrouillards ressortent les bons vieux rotors et démodulateurs d’antan. Si cela peut vous consoler, sachez que de nombreux experts nous affirment, qu’ici en Europe, c’est peut-être la dernière Coupe du monde qui sera diffusée gratuitement par des chaînes hertziennes ou numériques. Mais passons.
Je vais d’abord en profiter pour (vite) vous parler de la Coupe du monde 1998 et du fameux effet « black-blanc-beur » dont on se demande s’il n’a jamais existé. Dieu merci, j’ai encore une coupure de presse où Charles Pasqua, l’homme des fameuses lois, sûrement transporté de bonheur après la victoires des Bleus de Zidane face au Brésil (« et un, et deux et trois zéro ! »), appelait la France à être plus généreuse vis-à-vis des étrangers venus s’installer sur son sol ou désireux de le faire. Tout cela ne fut qu’une chaleur éphémère vite dissipée par le souffle glacial de la xénophobie et de la surenchère populiste. On le sait maintenant : « black-blanc-beur », c’était du pipeau, de la bonne conscience pour pas cher. Chassez le Pasqua, y’a le Villiers, le Sarko ou même la Ségo qui pointent leur nez. Mais passons encore.
On nous dit, à commencer par les impayables beaufitos qui refont le match sur LCI, que cette année, la bande de Zidane n’a aucune chance et que son parcours risque d’être très vite interrompu. On verra bien. En ce qui me concerne, j’espère pourtant que la France sera championne du monde (petites mentions aussi pour le Brésil, l’Argentine et les Pays-Bas). Oui, ce serait bien que les Bleus soient de nouveau maîtres de la planète football (« On est les champions ! On les champions ! On est, on est, on est les champions ! »). Je sais, plusieurs joueurs français ne sont que de sales gosses prétentieux, antipathiques et trop gâtés. Leur entraîneur n’est qu’un provocateur mal inspiré et leur gardien de but, qui a craché sur un arbitre marocain, mériterait d’être entarté aussi souvent que BHL. Mais, ce serait tout même bien que les Bleus gagnent le Mondial.
Cette victoire porterait Zidane au pinacle de la Nation et ferait bisquer les hommes politiques pestilentiels qui, tout comme un certain « philosophe » à deux sous, s’étonnent que l’équipe de France soit composée en majorité de Noirs. Surtout, je vous garantis qu’une victoire au Mondial ferait un bien fou à ce pays que je sens totalement déboussolé. Quand on est en passe de devenir la première république bananière d’Occident (en compétition avec les Etats-unis, il faut le préciser), les bons résultats sportifs, il n’y a que ça de vrai pour rendre un peu d’espoir au peuple.
LA suite ici: http://www.oumma.com/article.php3?id_article=2075
La liberté d’expression est à sens unique. La maison d’éditions parisienne Al Qalam («La plume» en arabe) est traduite en justice sur plainte de la LICRA pour «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence communautaire», tout simplement pour avoir publié le livre L’autre visage d’Israël, traduction d’un recueil d’articles d’Israël Adam Shamir, israélien critiquant la politique actuelle de l’Etat d’Israël et défendant la thèse d’un seul état démocratique pour tous en terre de Palestine.
En France, la campagne d’harcèlement judiciaire atteint son paroxysme contre toute personne osant critiquer la politique israélienne et tout éditeur accomplissant son travail en publiant des auteurs qui critiquent l’Etat d’Israël.
Une atteinte grave à la liberté d’expression, d’information et d’édition s’illustre à travers ces procès d’opinion et aggrave la mauvaise image de la France face aux libertés.
Cette nouvelle inculpation se fait sur la base d’une liste de phrases tirées de leur contexte, selon le procédé inquisitorial habituel visant à dresser un portrait fantasmatique de l’auteur comme individu dangereusement extrémiste.
L’auteur visé, Israël Adam Shamir, est un écrivain israélien, traduit dans plusieurs langues, donnant des conférences régulièrement en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, etc.
Les Editions Al Qalam se sont donné pour tâche de publier des écrits de réflexion, d’information et de pensée d’horizons divers et de cultures variées ; leur seul souci est de permettre à tous d’avoir facilement accès à cette richesse de pensée humaine sans couleur et la partager sans limite.
Le jugement en première instance rendu le 2 novembre 2005 a condamné le gérant des éditions Al Qalam à trois mois d’emprisonnement avec sursis et à 10.000 euros d’amende.
Les éditions Al Qalam sont condamnées à verser 12.000 euros de dommages et intérêts et 1.500 euros de frais de justice à la LICRA, et à retirer l’ouvrage de la vente. Les Editions Al Qalam font appel de ce jugement (ce qui suspend automatiquement l’interdiction du livre).
La prochaine audience est fixée le 7 juin 2006 à 17h00 à la 8ème Chambre de la Cour d’Appel de Versailles, 5 rue Carnot 78000 Versailles.
La défense des Editions Al Qalam relève de la défense des républicains. Venez nombreux soutenir la liberté d’expression.
http://www.islamiya.info/modules.php?name=News&file=article&sid=6205
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