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La correspondante de la chaîne en Cisjordanie, Jevara al-Boudeiri, relatait en direct les mouvements de l'armée israélienne lorsque des coups de feu ont été entendus en provenance d'un endroit où l'on pouvait voir sur l'écran un char et des voitures militaires israéliennes.


"Chers amis et confrères, Je vous prie de bien vouloir m’excuser pour cet envoi. Il s’agit de photos d’enfants tués par les Israéliens au Sud-Liban. Leurs corps sont entièrement brûlés. J’ai besoin de votre aide. Je suis pratiquement certain que ces images ne seront pas publiées en Occident, bien qu’il s’agisse de clichés pris par l’agence américaine Associated Press. Aidez-moi à les rendre publics. Il faut savoir que ces victimes appartenaient à un groupe de gens auquel les Israéliens ont ordonné ce matin de quitter leur village de Tel Hafra dans les deux heures, faute de quoi ... Ceux qui le pouvaient quittèrent donc Tel Hafra, en direction du poste de l’ONU (présente dans la région depuis plus de 20 ans, après les précédentes invasions israéliennes, NDT) le plus proche. Mais arrivés à ce poste de l’ONU, on leur dit de ne pas rester, et de partir. Je suppose que compte tenu du précédent massacre de Qana en 1996 (lorsque l’aviation israélienne bombarda délibérément le poste de l’ONU de Qana, tuant plus de cent civils libanais qui pensaient y avoir trouvé refuge), les Nations-Unies ne veulent plus endosser une quelconque responsabilité vis-à-vis des populations civiles. Il y a quelques minutes, les Israéliens ont ordonné aux habitants du village d’Al Boustan, dans le sud du pays, d’évacuer leurs maisons. Je crains que les masscres ne se poursuivent, tant qu’on aura pas mis un terme aux actions militaires des Israéliens. Aidez-nous si vous le pouvez.
Hanady Salman"
http://angryarab.blogspot.com/
Appel traduit de l’anglais par CAPJPO-EuroPalestine
La démesure nuit en tout, et elle est suspecte. Même si l’inénarrable George W. Bush, qui n’en est pas à une manifestation de soutien inconditionnelle près à Israël, prétend « qu’Israël a le droit de se défendre », l’Europe, elle, dénonce les réactions totalement disproportionnées de Tel-Aviv. Et elle a raison de s’inquiéter : 52 civils Libanais dont 15 enfants sont déjà morts lors des tirs de l’armée israélienne sur des villages du Sud Liban et l’aéroport de Beyrouth. Et ce n’est pas fini puisque les Israéliens eux-mêmes ont prévenu que ce n’était que le tout début des hostilités, menaçant de « faire revenir le Liban 30 ans en arrière ». En tout cas c’est un beau début, avec des frappes ciblées sur des ponts pour couper le pays, et des destructions d’un aéroport civil, rien de moins !
La communauté internationale est désemparée. Mais n’est-ce pas là une conséquence logique, méritée, et prévisible, de la mollesse de ses tentatives pour résoudre la crise israélo-palestinienne depuis plus d’un demi-siècle, et d’un parti pris lâche et cynique ? Laissant pourrir le terreau de la misère et de la détresse des Palestiniens sans espoir, aucune des voix qui comptent sur la scène internationale n’a véritablement laissé une chance à une paix bâtie sur un accord équitable. D’où l’avènement du Hezbollah, mi-milice armée, mi-parti politique, un état dans l’état au Liban et une force politique indéniable au Moyen-Orient. Et d’où aussi l’accession du Hamas au gouvernement de l’État Palestinien.
À qui profite le chaos ? Aux Syriens, à l’Iran, au Hamas et au Hezbollah, et sûrement à Ehoud Olmert, qui montre ainsi sa détermination à ses électeurs. Mais, le basculement dans une crise grave pourrait mener à la guerre et à un embrasement du Moyen-Orient avec ses cortèges de malheurs pour la population civile des trois côtés (Libanais, Palestinien et Israélien), avec la destruction d’infrastructures coûteuses et indispensables au bon fonctionnement du pays. Sans compter que la Syrie, et aussi l’Iran, où plane la menace d’une frappe sur des installations nucléaires, entreront aussi en lice tôt ou tard.
L’enlèvement de trois soldats constitue-t-il un crime tel, qu’une véritable déclaration de guerre s’ensuit avec une telle intensité des frappes ? À quoi attribuer cette hâte et cette démesure des Israéliens à montrer sa force sans retenue et à promettre l’apocalypse à ceux qui l’ont outragé ? Vulnérable, pris en étau, Israël réplique dans la démesure, franchissant une ligne rouge qui autorise toutes les craintes et enclenchant la spirale des violences.
Forte de sa supériorité militaire, Israël est sûr de gagner. Mais gagner quoi ?
Ashoka
On peut tirer au moins trois leçons de la coupe du monde de football. Les voici :
La première leçon concerne la vitesse avec laquelle on descend quelqu’un et la vitesse avec laquelle on le porte aux nues de nouveau. Je parle ici des medias qui ont vomi sur Domenech lors des débuts difficiles de l’équipe de France dans le mondial, et qui ensuite l’ont encensé, après un ou deux succès.
La deuxième leçon c’est que la France entière était derrière son équipe. Même les racistes, ceux qui veulent expulser les noirs et les arabes. Mais l’équipe de France serait quoi sans eux ? Sagnol et Ribery joueraient à peu près à deux les balles que Barthez leur enverrait... Alors, il faudrait, une fois pour toutes, savoir si on en veut des noirs et des Arabes, Si on ne les veut que quand ils se font descendre pendant la guerre et quand ils gagnent des médailles sur les stades pour les bons petits Français bien blancs qui votent LePen et voteront pour que sarkozy karchérise les banlieues infestées de ces hôtes indésirables, mais qu’on ne veut pas d’eux dans les entreprises ni dans la vie publique.
La troisième leçon concerne l’incident avec Zidane. La presse a critiqué son geste. Et pourtant il y a fort à parier que Zizou a réagi viscéralement sous pression d’une provocation dont on ne saura pas si elle est individuelle ou collective et donc préméditée. Marco Materazzi a saisi Zidane sur son épaule blessée, en le faisant probablement exprès, et a vraisemblablement prononcé des insultes terribles, que Zidane n’a pu encaisser. Peut être des insultes concernant la famille de Zizou, ou autre chose tout aussi inadmissible. Alors, si c’est le cas, et si on le sait un jour, c’est ça le sport ? Et quelle est la valeur de la victoire italienne si ce subterfuge cynique et totalement déloyal a été utilisé pour évincer Zidane et éviter la précision de ses tirs au but. S’il avait tiré au lieu de Trézéguet, qui jouait contre plusieurs de ses amis italiens du même club, Zidane aurait pu faire basculer le résultat.
On le voit, on ne prend pas que du plaisir lors de la coupe du monde de football, on prend aussi des leçons de ce qui s’est passé. Et si c’est moins plaisant, c’est encore plus salutaire.
Ashoka.

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